Rapport Global 2018 Corruption Barometer Africa: Sikasso reçoit et apporte sa contribution

Après donc le lancement national intervenu le jeudi 18 juillet 2019, à la Maison du Partenariat à Bamako, le Cercle de Réflexion et d’Information pour la Consolidation de la démocratie au Mali (Cri-2002), Contact national de Transparency International (TI) engage l’étape de la dissémination du Rapport Global 2018 Corruption Barometer Africa dans les régions collectivités de Sikasso et de Ségou.

Dans le cadre de cette campagne de dissémination, Sikasso, région collectivité, a reçu, hier jeudi, l’équipe de CRI-2002 conduite par son Président, le Dr Abdoulaye SALL. L’atelier de dissémination s’est tenu dans la salle de conférence du Gouvernorat sous la présidence effective du Directeur de Cabinet du Gouverneur.

Il s’agissait au cours de l’exercice d’hier, comme ce sera le cas aujourd’hui à Ségou, d’amener les représentants des institutions, organisations, structures étatiques et non étatiques, des femmes, des jeunes, et des leaders et autorités traditionnels, coutumiers, et religieux à s’approprier du Rapport, à formuler leurs attentes, à tirer les enseignements et recommandations susceptibles de contribuer à aider notre pays à sortir de ses rangs tant au niveau international, 120ème sur 180 pays classés, qu’au niveau africain, 20ème sur 46 pays classés.

Les attentes, les enseignements et les recommandations, qui en sont sortis, serviront à alimenter le Rapport national qui sera élaboré par CRI-2002, Contact national de Transparency National dans notre pays, et validé au plan national.

Dans cette dynamique, deux Groupes de Réflexion et d’Analyse ont été constitués autour de la question majeure découlant du fait que dans notre pays 88% des cas de corruption restent sans plainte. Et, que les raisons pour lesquelles, il n’y a pas de plainte sont entre autres :

•39% ont peur de conséquences ;

•12% trouvent que rien ne se passera après la plainte ;

•6% ignorent où porter plainte ; et

•4% ignorent comment porter plainte …

Le 1er Groupe de Réflexion et d’Analyse a travaillé sur : pourquoi, et comment, les Maliens ont peur de conséquences, et trouvent que rien ne se passera après la plainte, que faut-il faire pour sortir de ces culs-de-sac sur le chantier de l’intégrité, de la transparence, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et de l’impunité ?

Et, le 2e Groupe de Réflexion et d’Analyse a travaillé sur : pourquoi, et comment, les Maliens ignorent où, et comment porter plainte, que faut-il faire pour sortir de ces ténèbres anesthésiantes sur le chantier de l’intégrité, de la transparence, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et de l’impunité ?

Au demeurant, ces attentes, enseignements et recommandations, doivent s’inscrire de plain-pied dans la recherche de l’opérationnalisation de l’Objectif 16 des Objectifs du Développement Durable (ODD) qui prône « Paix, justice et institutions efficaces ».

Ce qui impose de mener une série d’investigations avec des types d’enquêtes ciblés ayant pour objectif essentiel de renseigner la perception, les préoccupations, les attentes, et les aspirations des Maliens sur le chantier majeur de la lutte contre la corruption et l’impunité dans notre pays.

Encore faut-il disposer d’un diagnostic, des données, des opportunités, et des perspectives fiables et vérifiables pour espérer transformer cette « triste et dure réalité » de la corruption endémique dans notre pays, en des opportunités nouvelles porteuses d’espoirs et d’espérances à la fois pour les Générations passées, que présentes, et surtout futures.

Le Rapport Global Corruption Barometer (GCB) Africa de Transparency International constitue en soi, une bonne porte d’entrée et un bon point d’appui pour l’émergence de la culture des données statistiques portant spécifiquement sur la lutte contre corruption dans notre pays.

Selon le Dr SALL, c’est là toute l’importance, et toute la pertinence, des présents exercices de dissémination du Rapport Global Corruption Baromètre 2018 Mali dans les régions collectivités de Sikasso et de Ségou qualifiées de collectivités locomotives susceptibles de faire de la lutte contre l’enrichissement licite des populations, notamment des plus vulnérables, une stratégie innovante et porteuse de lutte pour l’intégrité, la transparence, la bonne gouvernance, et contre la corruption et l’impunité.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : Info-Matin

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