Lutte contre la corruption: les engagements forts de la jeunesse

Les travaux de la 3e édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption ont pris fin, ce 22 janvier 2019, au mémorial Modibo KEITA sous la supervision de M. Famakan CISSE, du ministère de la Réforme de l’administration et de la transparence de la vie publique sous le thème : « les filles et les femmes engagées contre la corruption sous toutes ses formes pour un Mali qui se développe dans la paix et la sécurité ». Ce rendez-vous de la jeunesse malienne a été marqué par de fortes recommandations exprimant son désir circonscrire ce fléau qui gangrène le pays.

La cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la Réforme de l’administration et de la transparence de la vie publique, M. Famakan CISSEE, en la présence de la Présidente de la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC), du représentant de l’ambassade du Canada au Mali, du représentant du consortium, du représentant de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. On y notait également la présence du chef de mission des Avocats sans frontière, de la présidente de l’association des personnes de petite taille et de plusieurs associations de jeune.

Abdramane HAIDARA, membre de la commission d’organisation, a remercié toutes les organisations pour leur soutien et leur accompagnement durant la semaine. M. HAIDARA a fait un bref résumé de l’ensemble des activités qui se sont déroulées dans la semaine, à savoir des projections de films, des débats sur la corruption, des conférences animées par des magistrats au niveau du palais de la culture et de l’ISPRIC, une soirée culturelle et la tenue d’un Marathon pour montrer l’importance du sport à la jeunesse.

La Présidente de la CPLC TRAORE Mariam a remercié tous les participants pour leur présence, leur participation en faisant de cet évènement un rendez-vous mémorable. Le Représentant du Consortium, Jean Paul RIVERAIN, a indiqué que l’éducation scolaire était la meilleure arme de lutte contre la corruption, car, selon lui, l’éducation est à la base de la création d’une société forte pour un développement durable. Il a interpelé tous les secteurs concernés maintenir leur engagement en faveur de la lutte contre la corruption, tout en mettant un accent particulier sur les principaux acteurs qui doivent donner d’abord l’exemple.

Pour sa part, le Représentant de l’Ambassade du Canada a précisé que la corruption était un frein au développement, dans n’importe quel pays du monde. Pour cela, la jeunesse doit être sensibilisée qu’elle ne soit pas gangrénée par le phénomène.

Quant au représentant du ministre, Famakan CISSEE, il a souligné la pertinence du thème de la semaine : la lutte contre la corruption en milieu scolaire et universitaire. Les activités de la semaine, a-t-il précisé, ont été riches en enseignements et nous n’avons point de doute que notre vaillante jeunesse ne puisse s’en inspirer pour impulser une nouvelle dynamique, non seulement en milieu scolaire et universitaire, mais aussi dans les autres sphères de la vie sociale.

La cérémonie a pris fin par la remise des recommandations du rendez-vous aux plus hautes autorités, de la société civile.

À travers ces recommandations, les participants recommandent, entre autres de prendre des sanctions exemplaires à la hauteur des actes et tentatives de corruption ; introduire des cours de civisme, de morale et d’éthique dans les programmes scolaires et universitaires ; mettre les leaders religieux à contribution, car la religion est un rempart de lutte contre la corruption ; mettre en place un observatoire de lutte contre la corruption ; inciter les citoyens à cultiver la culture de la dénonciation.

Par Almamy Malicki Sylla (Stagiaire)

Info Matin

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