Lutte contre la corruption et le trafic de drogue dans la sous-région : Les acteurs en conclave à Bamako pour plus d’efficacité

Pour lutter efficacement contre la corruption, le comité exécutif du Réseau des Institutions Nationales de Lutte contre la Corruption en Afrique de l’Ouest (RINLCAO), organise une assemblée générale extraordinaire, les 8 et 9 juin 2015, au Grand Hôtel de Bamako. En partenariat avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale de l’Office des Nations Unies contre le Drogue et le Crime (ONUDC) et le Bureau Du Vérificateur Général (BVG) du Mali, elle vise deux objectifs majeurs: la relecture des statuts du Rinlcao et l’exploration des liens entre le trafic de drogues, la criminalité organisée et la corruption.

L’ouverture des travaux a été faite par le Vérificateur général adjoint (VGA) du Mali, Aboubacar Diarra, avec à ses côtés le président du Rinlcao, Issoufou Boureima, et de Samuel De Jaegere, conseiller anti-corruption bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et centre de l’Onudc. La tenue de cette AG extraordinaire, explique le Vga du Mali, constitue la preuve tangible de l’intérêt que le Rinlcao, l’Onudc et la Cedeao portent sur la coordination et la synergie en matière de lutte contre la corruption et tous les fléaux ou phénomènes adjacents dont le continent africain devient de plus en plus une plaque tournante. Les présentes assises, souligne le Vga, Aboubacar Diarra, confortent l’évolution dynamique d’une entreprise courageuse et pertinente dans le cadre de la recherche d’un parchemin efficace de lutte contre la corruption dans les pays africains, notamment de l’Afrique de l’Ouest qui, cherchent énergiquement les solutions les plus idoines pour leur développement économique et social. Il s’est dit convaincu que les participants examineront avec assiduité les projets de statuts qui leur sont soumis afin de consolider davantage les actions que le Rinlcao a déjà entreprises. Selon Samuel De Jaegere, «la révision de statuts du Rinlcao a été arrêté comme une activité prioritaire du réseau, lors de la rencontre d’Abuja en vue du renforcement de sa base juridique et de son développement progressif comme une plateforme efficace d’échange et de coopération active au niveau international en matière de  lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest. Nous espérons que le Rinlcao propulsera davantage de réformes nationales pour le renforcement de la lutte contre la corruption. Car tout Etat qui se veut être efficace dans la lutte contre la corruption a besoin d’au moins deux armes: une législation en conformité avec la convention des Nations Unies contre la corruption, et une institution indépendante poursuivant la mise en œuvre de cette législation.» Pour y arriver, il a demandé à ce que l’efficacité des institutions nationales de lutte contre la corruption au sein de l’espace Cedeao soit améliorée. Auparavant, le président du Rinlcao, Issoufou Boureima, s’est dit ému que le réseau soit un véritable outil intégrateur dans la lutte contre la corruption et le trafic de drogue dans l’espace Cedeao. Rappelons que le Rinlcao est un organisme de lutte contre la corruption créé au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il regroupe les institutions nationales de lutte contre la corruption des Etats membres de la Cedeao et vise à promouvoir la coordination et la coopération entre les institutions établies pour combattre la corruption dans la région de l’Afrique de l’Ouest.

Hadama B. Fofana

 

Source ; Le Républicain

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