KAFO JIGINEW : MAUVAISE GESTION, SURFACTURATION, DETOURNEMENT AU BORD DE LA FAILLITE…

Silence : on pille !

Peu importe pour lui et les siens que la société aille en faillite. L’important pour eux étant de s’enrichir. Ici, à JIGINEW, ceux en charge de la gestion sont visiblement adeptes de ce sacré dicton : qu’importe le flacon, pourvu qu’il ait l’ivresse.

Le détournement et la surfacture décriés par le personnel. La preuve !
Limité intellectuellement dans le domaine de la finance et connu pour son incapacité managériale, David Dao directeur général (DG) a tout laissé à Ibrahim Kéita le directeur général adjoint (DGA) qui décide de tout à Kafo Jiginew. Aujourd’hui, le personnel s’évertue à requérir l’accord de Kéita qui se permet même conformément à sa nature négative de remettre en cause certains actes et décisions du DG. Cette façon de gouverner met en péril les opportunités de développement de la caisse d’épargne et de crédit Kafo Jiginew.
Conscient de sa haute posture administrative et du pouvoir de son influence sur le DG, le DGA en profite pour procéder à longueur des mois à des achats qui porteraient l’odeur de la surfacturation et du détournement.
Pour preuve, le budget de 250 millions de nos francs initialement prévu pour le trentenaire de Kafo Jigninew célébré en 2017 aurait été largement dépassé au point que personne ne serait en mesure de dire ce que cet événement aurait réellement coûté. À l’inverse, on spécule que pour l’occasion la façade du local de la direction générale sise à ACI 2000 fut peint à 20 millions de FCFA et les 14 guichets disséminés à Bamako auraient été à 15,5 millions soit plus d’un million pour chacun.
S’ajouteraient les surfacturations des activités relevant du volet communication assuré par Dia Communication qui recevrait par an plusieurs dizaines de millions. En outre, les guichets de Kati, Koulikoro et Bougouni s’inscrivant dans le cadre de l’extension de son réseau auraient été ouverts et aménagés respectivement à 64, 58 et 39 millions de CFA. Un coût estimé exorbitant.
Des dépenses inopportunes suscitant le soupçon de détournement et de surfacturation qui semblent devenus monnaie courante à Kafo Jiginew, auraient permis l’acquisition en 2018 et 2019 de sept nouveaux véhicules.
On aurait également tripatouillé les chiffres faisant croire que les résultats sont positifs à plus de 500 millions en 2018 et plus de 480 millions en 2019. Ce leurre auquel on s’adonnerait afin de magnifier la performance de cette société, dissimulerait mal les centaines de millions dus aux charges. Voulant trouver un argument afin de justifier la reconduction contre vents et marées du Dg David – la direction générale ferait tout pour que la caisse Kafo Jiginew apparaisse comme une institution dynamique et florissante qui emploierait plus de 700 personnes à travers tout le Mali.
Pour parvenir à ses fins, la stratégie est simple. On mènerait des pressions sur la direction des crédits et des engagements pour qu’elle triche les chiffres en immobilisant les crédits restés en souffrance. À titre d’exemple, en lieu et place de 850 millions qui représenteraient une perte – au contraire – la société semble bénéficiaire de plus de 200 millions de nos francs pour l’exercice 2019. Par quel miracle ?
La mission de la commission bancaire qui doit séjourner à Kafo Jiginew avant la fin de cette année ne dirait pas le contraire. Surtout concernant la gestion faite des sous provenant de l’accord signé avec la banque européenne d’investissement relatif à un prêt dont il aurait contracté.
À suivre, la démotivation du personnel qui démissionne à cause du comportement du DGA Ibrahim Kéita hostile à l’égard de tout cadre valable notamment Abdoulaye Coulibaly ancien directeur financier et comptable de Kafo Jiginew.

BOURAMA TRAORE

Source : Le Véridique

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