COUP DE TONNERRE DANS LA MARRE DES DFM ET DAF : ILS SERONT BIENTÔT DESSAISIS  DE TOUT CE QUI EST GESTION FINANCIÈRE

Le Plan de Réforme de la Gestion des Finances Publiques au Mali (PREM) 2017-2021 est au cœur d’une formation à l’intention des journalistes du Réseau PREM, sous la présidence du Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques (CARFIP), M. Abdoulaye Traoré.

Cette formation ayant débuté hier lundi 26 octobre 2020, à la CARFIP, prendra fin aujourd’hui mardi 27 octobre 2020. Lors de l’ouverture des travaux, le Coordinateur, M. Abdoulaye Traoré a fait le bilan et les perspectives du PREM.

Selon M. Traoré, « l’objectif du Programme de Réforme des Finances Publiques est de faire en sorte que l’Etat Malien soit autonome par rapport à la mobilisation des ressources parce que nous ne pouvons pas être toujours dépendants de l’extérieur ».

Il s’agit de faire en sorte que l’assiette fiscale du Mali soit élargie, puisqu’on se rend compte que de façon globale ce sont les grandes sociétés qui payent les impôts. Il ressort des explications du Coordinateur de la CARFIP que  l’élargissement s’inscrit dans ce sens. Il s’agit de faire en sorte que tout ce que doit payer l’impôt le fasse et qu’il y ait cette gestion transparente dans l’utilisation de ces ressources. M. Traoré a mis l’accent sur la fiscalisation du secteur agricole, du secteur informel. Selon lui, là il y a des avancées. Si ce n’était pas  la crise socio-politique, aujourd’hui allait trouver que le Code Général des Impôts a intégré ces dispositions : « L’année prochaine nous serons à même de vous dire que ce secteur est réellement fiscalisé. Quand on parle de fiscalisation du secteur informel, il ne s’agit pas de l’agriculture de subsistance, il s’agit vraiment de l’agriculture moderne. Là où on a des chaines de valeur. C’est à ce niveau que nous voudrions fiscaliser. Il y a également le secteur informel notamment l’orpaillage traditionnel. Cet orpaillage génère beaucoup de  ressources alors qu’il n’est pas fiscalisé. D’ici la fin de l’année, il y aura des dispositions par rapport à cela », a-t-il rappelé.

Selon lui, il y a aussi les téléservices. Cela est extrêmement important, puis qu’ aujourd’hui plus que jamais toute la grande corruption vient du contact entre l’agent de l’Etat et le contribuable. Donc il est question de régler ce problème  et faire en sorte qu’un contribuable à partir de son bureau puisse faire sa déclaration d’impôts, puisse payer son impôt à partir de son bureau. A ses dires, c’est sur ça qu’ils  sont en train de travailler. Déjà au niveau des grandes entreprises, la télédéclaration est opérationnelle et d’ici la fin de l’année le télé-payement sera opérationnel pour les grandes entreprises. L’idée est de généraliser ce dispositif à l’ensemble des contribuables. Un autre élément également de ce dispositif est de faire en sorte qu’ils puissent mobiliser plus de recettes, c’est la facture normalisée. Cette facture normalisée a déjà été adoptée par le Gouvernement. Avec la crise socio-politique, ce décret n’a pas pu être signé :  « Mais je pense que d’ici la fin de l’année, le décret sera signé, puisqu’il y a une grande fraude aujourd’hui au niveau de la collecte de la TVA. Cette facture normalisée permettra de régler tout cela », a rappelé le Coordinateur de la CARFIP, tout en ajoutant ce qui suit : « Sans oublier le système d’information qui est extrêmement important. C’est avec ce système qu’on arrive à tracer un contribuable. Un contribuable qui importe par exemple 1 Milliard au niveau du cordon douanier, il faudra que par rapport à son chiffre d’affaires, cela puisse être reflété, mais aujourd’hui on se rend compte que quelqu’un importe des marchandises à coût de Milliards, au niveau des impôts, il va déclarer 10 ou 15 millions. C’est le système d’information qui va nous permettre de tracer tout cela. Là également, il y a des avancées. Le système d’information de la Direction Générale des Impôts est interfacé avec le système d’information de la Douane. Toute chose qui permet de faire les recoupements et pouvoir imposer conformément à la règlementation en vigueur. Ce sont des résultats qui ont été atteints ».

M. Traoré a profité de cette occasion pour mettre l’accent sur le volet qui concerne les dépenses publiques. Selon lui, ( …)

Tougouna A. TRAORE

NOUVEL HORIZON

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