Autorité routière : Recrutements sur fond de polémique

Ce n’était pas dix, c’était bien plus. A en croire la Décision N°048 du 2 mai dernier, ce sont trente (30) agents de péage qui viennent d’être recrutés. Le cabinet Synergie  Conseil a évidemment émis un rapport de mission relatif à la procédure de recrutement, datant seulement du mois d’avril. Histoire de jouer la transparence. Mais, actuellement, c’est le tollé général parmi les agents en service. Cet énième recrutement ne s’est – il pas encore passé dans l’opacité ?

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Quels ont  été les critères de sélection ? N’aurait – on pas privilégié le fait partisan ?

Autant de questions qui taraudent les esprits.

Sur les trente nouveaux agents, l’on retrouve six (6) femmes. D’aucuns proviennent de Tombouctou, Ségou. D’autres sont de Bamako, Kati, Koulikoro. Les intéressé observeront une période d’essai renouvelable une fois. Ils sont classés dans la 8ème catégorie, échelon A de la convention collective fédérale du commerce …. En la matière, la politique nationale d’emploi privilégie les jeunes. Mais, sur la Décision N°048, l’on constate que le benjamin est un certain Zoumana Djiré, né en mars 1993 à Sébougou. Le doyen, le plus âgé des recrues, a pour nom Mahamadou Assoum, né en juin 1960 à Ségou. 1960 – 2017, cela fait 57 ans. Normalement, avec la catégorie concernée, c’est la retraite. L’intéressé répondrait -il aux conditions physiques indispensables à l’exercice de la tâche ?

Sur la même Décision, l’on retrouve des natifs de la Mauritanie, avec un certain Mohamed Mahoumoud Ben Mohamed, et de la Côte d’Ivoire, Diaratou Berthé. Autant dire qu’ici, il n’y aurait plus de jeunes diplômés chômeurs. L’Autorité Routière est partie dénicher des quadras et des quinquas ailleurs. Le doute n’est – il pas alors permis ?

Si ce ne sont pas de proches parents que l’on recrute ça et là, ce sont des militants du parti.

Les responsables du RPM, parti au pouvoir, croient savoir que c’est ainsi que l’objectif présidentiel de 200.000 emplois serait atteint. Actuellement, des retards de salaires se font sentir dans la boîte. Des agents imputent cela au dysfonctionnement administratif sur place. Ils fustigent les recrutements du genre qui ont tendance à gonfler les dépenses alors que les recettes ne suivent pas le même rythme. Sans oublier les multiples voyages à Abidjan ou Paris des cadres et secrétaires sans motifs de services.

  1. KONÉ 

Le Malien

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