Assigné en justice par Mme Koko Fatoumata Guindo dans une affaire d’escroquerie portant sur la vente d’une parcelle à 22 millions Fcfa : Le footballeur Mamadou Diarra dit Djilla risque un an d’emprisonnement et le paiement de 15 millions de Fcfa de dommages et intérêts

Un an d’emprisonnement avec sursis, le remboursement de 20 164 830 Fcfa et le paiement de dommages et intérêts en fonction du préjudice subi. C’est ce qui ressort du réquisitoire du Procureur de la République contre Mamadou Diarra dit Djilla, lors de l’audience du lundi 25 avril au tribunal de la commune II. L’ex-capitaine des Aigles du Mali est assigné en justice par une Franco-malienne, concernant une affaire d’escroquerie portant sur la vente d’une parcelle de 22 millions Fcfa. Le délibéré  est attendu le  2 mai prochain.

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C’est une jeune Franco-malienne  résidant à l’hexagone, Mme Koko Fatoumata Guindo, qui a assigné en justice l’ex-capitaine des Aigles Mamadou Diarra dit Djilla. En plus de l’avocat de Djilla, Hamidou Daou qui était venu demander le renvoi du procès, plusieurs fans de l’ancien sociétaire de l’Olympique lyonnais et du prestigieux club Réal de Madrid, en Espagne, avaient fait le déplacement au tribunal pour soutenir l’ex-capitaine du 11 national. N’ayant pas pu obtenir le renvoi du procès, Me Daou a plié bagages, tout en regrettant le fait que le  tribunal ait refusé d’accéder  à sa demande.

Quant à la plaignante, Mme Koko Fatoumata Guindo, elle a effectué le déplacement de Paris pour la circonstance. Elle était défendue par une pléiade d’avocats dont deux inscrits au barreau malien, notamment Me Boubacar Coulibaly, Me Dianguinè Tounkara ; et Me Kassoum Tapo du  barreau de Paris (à ne pas confondre avec Me Kassoum  Tapo, conseiller spécial du Président IBK).

 22 millions de FCFA contre une parcelle

Invitée en premier lieu à avancer ses arguments, Mme Koko Fatoumata Guindo a été on ne peut plus clair : “Lors d’un débat avec Mahamadou Diarra en 2013,  je lui ai révélé mon  désir d’acheter une parcelle à Bamako, tout en lui disant que je veux être prudente pour ne pas être victime  des spéculateurs fonciers. Et un beau jour, il m’a appelé en me faisant croire qu’il a un problème financier et que je  pouvais  lui trouver 22 millions Fcfa en échange d’un terrain à Bamako. Car, m’a-t-il fait  savoir, il a un patrimoine foncier important dans la capitale malienne”, a expliqué la plaignante, tout en brandissant devant les juges, les bordereaux d’envoi du montant effectué au profit joueur par Western union. D’après elle, depuis le paiement de cette somme, jusqu’à nos jours, elle n’a pas vu la couleur de cette parcelle.

“A chaque fois que je l’interpelle, s’il ne dit pas qu’il est à l’entrainement, il me fait croire qu’il a subi une opération. Et par finir, il m’a avoué que le terrain qu’il m’avait réservé a été utilisé à d’autres fins et qu’il a une autre parcelle d’une valeur de 80 millions de Fcfa et que je pouvais compléter les 22 millions Fcfa à 80 millions. C’est en ce moment que j’ai su que je venais d’être victime d’une escroquerie et j’ai aussitôt demandé à ce qu’il me rembourse”, a  précisé Mme Koko.  Selon elle, au début, Djilla voulait contester l’existence des 22 millions de Fcfa, mais lorsqu’elle a apporté la preuve, documents à l’appui, c’est en ce moment que le footballeur aurait fait marche arrière, à travers un début de remboursement qui se chiffre à 2 millions Fcfa à ce jour. Ce, depuis 2014. Ainsi, pour Fatoumata Guindo, à travers cette procédure judiciaire, elle veut juste être remise dans ses droits, à savoir que l’ancien capitaine des Aigles lui paye la totalité de l’argent engagé pour la parcelle.

 

Djilla n’a qu’un seul bien qui se trouve à Magnambougou

Appuyant sa cliente, Me Kassoum Tapo d’enfoncer le clou en ces termes: “Dans cette affaire, tous les éléments constitutifs de l’escroquerie  sont réunis. Car il savait très bien  qu’il n’avait pas de patrimoine foncier important comme il a fait croire à ma cliente. Et notre investigation nous a permis de savoir qu’il n’a qu’un seul bien qui existe à Magnambougou”. C’est pourquoi, Me Tapo a invité le tribunal de réparer ce préjudice pour que nos compatriotes vivant à l’extérieur soient rassurés quant à la protection de leur investissement au bercail.

15 millions FCFA  de dommages et intérêts

Me Boubacar Coulibaly,  un autre avocat de la partie civile, d’ajouter que leur cliente a subi un énorme préjudice suite à cette affaire. “Elle a fait le déplacement 5 fois entre Paris et Bamako, engagé des honoraires d’avocat et va rester ici jusqu’au délibéré, tandis qu’elle a des affaires à régler à Paris. C’est pourquoi, en plus du  remboursement des 20 164 830 Fcfa restant dûs, nous demandons en guise de dommages et intérêts  la somme de 15 millions Fcfa”, a soutenu Me Coulibaly.

Le Procureur, dans son réquisitoire, s’est aligné sur l’argumentaire de la plaignante et de ses avocats. Il a   demandé au tribunal de retenir l’ex-capitaine des Aigles du Mali dans les  liens de l’accusation, qu’il soit condamné à un de prison ferme, de  rembourser les  20 164 830 Fcfa et de payer des dommages et intérêts en fonction du préjudice subi. Le délibéré est attendu le  2 mai prochain.

              Kassoum THERA

 

 

L’avocat de Djilla, Me Hamidou Daou : “pour la manifestation de la vérité, le tribunal devait renvoyer le dossier”

Dans cette affaire, l’avocat assiste le client, mais ne peut pas le représenter. Mon client n’étant pas au Mali, je suis venu demander au tribunal le renvoi du dossier. Comme le tribunal a refusé d’accéder à ma demande, je n’ai plus ma place ici. Mais j’estime que pour la manifestation de la vérité, le tribunal devait renvoyer ce dossier pour qu’il y ait un débat contradictoire”, nous a confié Me Hamidou Daou, l’avocat de Djilla qui a quitté tôt le tribunal avant le début du procès.

K.T

 

Source : Aujourd’hui-Mali

 

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