Sissi à la tête de l’UA: un signe d’espoir pour les Egyptiens

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a pris dimanche 10 février, et pour un an, la tête de l’Union africaine. Une présidence perçue par les autorités égyptiennes comme récompensant les efforts déployés par Le Caire en direction de l’Afrique au cours des quatre dernières années. Mais qu’en est-il des Egyptiens ?

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La première réaction des Egyptiens est celle de la fierté d’avoir retrouvé une place privilégiée au sein de l’Union africaine après en avoir été exclus entre 2013 et 2014.

L’Afrique avait été négligée sous la présidence Moubarak tandis que sous la présidence de Mohamed Morsi les relations s’étaient nettement détériorées avec l’Ethiopie, pays abritant le siège de l’Union africaine.

Mais au-delà de la politique, il y a l’économie. De plus en plus de sociétés égyptiennes investissent en Afrique. Certains cherchent même à faire du Caire le portail d’investissement pour l’est et le centre africains.

Mais ce que souhaitent surtout les Egyptiens c’est que cette présidence permette de garantir le débit des eaux du Nil. Des eaux menacées par le barrage de la Renaissance construit par l’Ethiopie sur le Nil Bleu. Un accord sur cette épineuse question pourrait être facilité par la position de l’Egypte à la tête de l’UA espèrent les Egyptiens.

RFI

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