Signature d’entente entre Mali et le Canada : 4, 3 milliards FCFA, pour le renforcement du système judiciaire

La salle de conférence du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme  a servi de cadre, le jeudi 09 juin2016, à la cérémonie de signature de l’entente de contribution entre la coopération canadienne et le ministère de la justice. Elle était présidée par madame Sanogo Aminata Mallé, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, en présence de Miriam Van Nie, conseillère politique, représentant l’Ambassadeur du Canada, directeur de la Coopération canadienne au Mali. 

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Dans son mot d’ouverture, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Sanogo Aminata Mallé, a fait savoir que la présente cérémonie couvre un enjeu stratégique. Selon elle, la crise multidimensionnelle survenue en mars 2012 a entraîné la suspension de l’appui du Canada au Plan Opérationnel 2010-2014 du Programme Décennal de développement de la justice (PO-PRODEJ) qui arrivait à échéance la 31 décembre 2014. La suspension a duré de mars 2012 à février 2014 a noté le ministre, avant d’ajouter que la Canada a repris sa coopération à travers une mise à disposition d’environ deux(02) millions de dollars canadiens, soit environ un milliard de francs CFA pour la période mars 2014 à juin 2016. Pour le ministre Sanogo Aminata Mallé, la présente entente est une contribution du Canada aux activités concourant à la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le renforcement du système judiciaire et de Mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, adopté en Conseil des ministres la 18 novembre 2015. Elle s’élève dit-elle, à 9 425 900 de dollars canadiens, soit environ 4,3 milliards de francs CFA sur la période 2010-2019.  Selon le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, cette contribution vise à promouvoir un changement fondamental de la gouvernance judiciaire ; contribuer à un changement de la culture institutionnelle à travers la rénovation des outils et techniques de management des services et enfin, satisfaire les attentes des populations sur la base d’une confiance renouvelée.  Pour terminer, elle a rappelé que  le programme d’urgence est un outil programmatique triennal de mise à niveau de l’appareil judiciaire qui s’articule autour de trois(3) composantes en vue de l’émergence d’une justice crédible, performante et responsable au service de la paix sociale et du développement socio-économique que sont : la Consolidation du pouvoir judiciaire et de l’Etat de droit ;  la Protection des Droits de l’homme et promotion de la lutte contre l’impunité, la corruption et la délinquance financière ; et enfin la Communication sur le programme d’urgence pour le renforcement du système judiciaire et de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. A noter que la cérémonie s’est clôturée par la signature de l’entente entre les deux parties, mais avant, le Garde de Sceaux a rassuré de l’utilisation judicieuse, transparente et rigoureuse des fonds mis à la disposition du secteur de la justice.

Dramane Coulibaly

 

Source : Le Pouce

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