Gouvernance au Mali: la confiance des partenaires au développement

N’en déplaise aux oiseaux de malheur, qui tentent de tout peindre au noir, et malgré le contexte sécuritaire jugé préoccupant, notre pays continue de bénéficier de la confiance de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. Comme en témoigne, le renouvellement de beaucoup d’accords de coopération ces derniers temps, au niveau du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale ainsi que la récente visite d’une délégation du FMI dans notre pays.

En l’espace de quelques semaines, le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale a accueilli des cérémonies de signature d’une série d’accords de financement de projets et programmes gouvernementaux et autres appuis budgétaires, dont la mise en œuvre sera très bénéfique pour nos populations.
La dernière en date remonte au vendredi 30 mars 2018 où dans le cadre de la coopération entre le Mali et l’Union européenne, le ministre Tiéman Hubert et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Alain de HOLLEVILLE, ont procédé à la signature de 3 conventions de financement relatif à trois domaines de coopération.
D’un montant total global de 175 millions euros, soit un peu plus de 114 milliards de FCFA, la première convention porte sur un contrat d’appui à la réforme de l’État et la consolidation de l’état de droit au Mali de 2018 à 2020. Le montant de ce financement est d’environ 130 millions d’Euros (soit 85 milliards de francs CFA). La deuxième convention est relative au programme d’appui à l’inclusion scolaire au Mali, d’un montant de 40 millions d’Euros, soit 26 milliards de franc CFA pour une période d’exécution de 6 mois.
Et enfin, la troisième convention entre les deux parties porte sur le projet intitulé « Programme d’harmonisation et d’innovations au bénéfice des initiatives de la société civile d’utilité sociale (HIBISCUS) » d’un montant de 5 millions d’Euros, avec également une période d’exécution de 60 mois.
24 heures plutôt, le 29 mars 2018, le même exercice avait réuni, toujours à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, l’ambassadeur des USA au Mali et le représentant de l’USAID au Mali.
Au terme de cette cérémonie, les trois parties ont signé l’accord de l’amendement N° 9 d’objectif de développement entre les États unis et le Mali.
D’un montant estimé à 27 milliards de FCFA, la mise en œuvre de cet accord bénéficiera à huit secteurs de développement au Mali ; en présence des ministres des domaines concernés ou leurs représentants. Cet appui porte ainsi l’engagement des USA au Mali à près de 40 milliards de FCFA entre janvier et mars 2018.
On peut déjà arrondir cette liste d’efforts des partenaires par les promesses d’appui à notre processus électoral qui sera marqué cette année par la tenue de la présidentielle en juillet prochain puis les législatives par la suite.
Il aussi important de rappeler en plus de ces deux cérémonies, la bonne note attribuée à notre pays par le FMI lors de son dernier séjour à Bamako en mars dernier.
Sur ce sujet, il faut dire avec le FMI que le Mali a poursuivi les vigoureuses réformes qu’il a initiées en matière de performances économiques et financières. Toute chose qui a été prouvée et appréciée par les experts de cette institution financière internationale, au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), accordée aux pays par l’institution financière internationale, en décembre 2013. Preuve de cette excellente relation : la mission du FMI, à la fin de son séjour dans notre capitale, est parvenue à un accord préliminaire avec les services du ministère des Finances devant aboutir à un décaissement de 22 milliards de FCFA en faveur du Mali.
Cette mission du FMI au Mali, faut-il le rappeler s’inscrivait dans le cadre de la huitième revue du programme économique et financier qui est soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que sur les consultations de 2018 au titre de l’article IV.
Par cet accord préliminaire, qui atteste les bonnes relations entre notre pays et l’institution financière, les gendarmes du monde des finances, contrairement à la chansonnette de la mauvaise gouvernance jouée sur toutes les notes par les détracteurs du régime, affirment que l’économie malienne a continué de se redresser en 2017 malgré des défis sécuritaires persistants. D’après les constats des experts de la mission, la croissance de l’économie malienne reste vigoureuse, ce d’autant plus que le PIB a progressé de 5,3 % grâce aux bonnes récoltes et une demande intérieure robuste.
Autre critère d’appréciation du FMI : l’inflation a été modérée restant bien en deçà du plafond régional. Toutes choses qui font que les résultats budgétaires, se réjouie la chef de mission, ont dépassé les projections du programme. Conséquence : le déficit budgétaire de 2017 a été limité à 3 % du PIB. D’où, la satisfaction totale Mme Borina Yontcheva qui a félicité le gouvernement de la réduction des dépenses malgré le fait que l’aide extérieure a été inférieure aux prévisions d’environ 0,8 % du PIB et surtout sa fierté de voir que les recettes ont été supérieures par rapport à l’objectif fixé.
Au regard de tout ce qui précède, nous pouvons affirmer avec certitude que notre pays, malgré le contexte difficile, continue de bénéficier de la confiance et de l’accompagnement de ses amis. Une réalité qui tranche avec les discours de haine de certains détracteurs du régime ou autres pyromanes.

Par Abdoulaye OUATTARA

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