Commémoration des festivités du 20 janvier 2015 : L’Adema Association donne le ton

En prélude à la fête du 20 janvier, dédiée à l’Armée malienne pour sa création en 1961, l’Alliance pour la Démocratie au Mali Association (Adema Association) a organisé samedi dernier une conférence-débat à la Pyramide du Souvenir.

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La conférence portait le thème «Etat des lieux des Forces Armées du Mali. Quelle stratégie de Défense et de Sécurité pour le pays?» et était animée par  le Général à la retraite Mamadou Doucouré, qui avait à ses côtés la Présidente de l’association, Mme Sy Kadiatou Sow et le Pr Aly Nouhoum Diallo.

Pour le conférencier Doucouré, la politique de  Défense et de Sécurité au Mali se décline à trois niveaux : la politique de défense militaire, économique et civile. La politique de défense économique et la politique de défense civile  sont conduites  par le Premier ministre, tandis que la partie purement militaire est placée sous la conduite du  Ministre de la Défense.

L’instruction, la formation et les méthodes de commandement doivent être déterminées, codifiées et mises à la disposition du Chef militaire. A la question de savoir quel  est l’état  de notre Armée  et quelle stratégie adopter pour redresser la situation, le conférencier affirmera que la situation actuelle est un héritage de la 1ère et de la 2ème Républiques.

Toutes les mesures et dispositions nécessaires doivent aujourd’hui être prises pour le règlement des conflits et pour l’apaisement, ajoutera le Général Doucouré. Ensuite, pour que nous ayons une vraie armée, il faut renforcer la  politique de défense militaire et faire une bonne détermination de cette dernière.

Le géo-stratège Moussa Makan Camara est intervenu pour dire que nous devons préalablement préserver les acquis fondamentaux, la forme républicaine de l’Etat et l’unité nationale. Toujours selon lui, les risques sécuritaires peuvent être générés par les dysfonctionnements des services de renseignement, qui sont des facteurs de vulnérabilité et d’instabilité dans la politique de défense.

Le Premier ministre, affirmera-t-il, ne dispose pas actuellement de services de renseignement réellement performants pour éclairer ses prises de décision. Moussa Makan Camara n’a pas écarté l’implication de la CEDEAO dans notre politique de défense, car selon lui elle constitue un levier  incontournable de celle-ci.

Adama Bamba

source : 22 Septembre

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