Baromètre politique malien: IBK n’est plus le seul latiniste !

Dans une interview accordée à notre confrère François Soudan de Jeune Afrique, notre Président Sorbonnard Ibrahim Boubacar Kéïta a lancé quelques piques à  son « jeune frère » Soumaïla Cissé sur la question de crise postélectorale. «Il n’y a pas eu de crise postélectorale ; mais la bouderie d’un seul Homme, inconsolable de ne pas être entré au Palais Koulouba ». Ainsi, du berger à la bergère, ce dernier a aussi apporté une réponse émaillée de latin  classique au paroxysme.

 

Le retour du clash entre les deux ex-membres de l’ADEMA-pasj ou un simple jeu politique pour l’amusement de la galerie ? En tout cas, les propos tenus par le locataire de Koulouba, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans la parution du Magazine Jeune Afrique d’hier, lundi 1er juillet, ne sont pas tombés sur la sourde oreille des Maliens et singulièrement Soumi et son Groupement. «Au moment où, au Mali, on parle de décrispation politique et de Dialogue politique national inclusif, comment comprendre la basse attaque d’IBK contre Soumaïla Cissé, dans JEUNE AFRIQUE ? », s’est questionné le natif de Niafounké  avant d’exposer ses trois réponses  en ces termes : -Il faut croire que comme Zeus, Koulouba rend fou ceux qui veulent perdre.

QUOS VULT PERDERE JUPITER DEMENTAT !
(Ce qui explique cette misère intellectuelle) ;

-UBU est roi au Mali ( C’est pourquoi depuis 2013 le Mali est la risée du monde entier) ;

-Nous avons affaire à « UN PETIT MONSIEUR»  (c’est pourquoi le discours manque de hauteur).

 

Pluie de réactions

Même si certains internautes se sont limitaient à désapprouver les propos du Président IBK surtout en ce temps où les troupes de guerres sont stationnées depuis l’annonce du Dialogue national inclusif, d’autres n’ont pas mâché leurs mots sur  le complexe du Président d’accorder sa toute première interview depuis sa réélection à un organe étranger sans associer même le quotidien national ‘’L’ESSOR’’. Un manque de considération envers la presse nationale. «J’ai eu l’information qu’une page de Jeune Afrique est facturée à 10.000 euros. Et l’interview du Président IBK a pris 8 pages. Le tout est plus que désolant », s’est emporté un internaute. Et à un autre d’enchainer: «Le Mali a encore beaucoup à faire pour une éventuelle sortie de crise dans cette condition où le Président ne contrôle pas ses actes et ses dires».

Seydou Konaté

LE COMBAT

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