Au sujet des victimes de l’accaparement des terres : Le ministre Tréta affirme, l’honorable Mariko dément

Avant son duel avec le ministre de la Sécurité, le député était face à celui du Développement rural. Au cours de cette séance, Oumar Mariko voulait des explications sur la problématique de l’accaparement des terres agricoles à Sanamandougou, Saou, Zemesso et Niono, la mise en place des structures de l’UN-Scpc, celle du GIE-UN-Scpc/Cmdt/Ohvn, et sur l’affaire de l’engrais frelaté, entre autres

 

En réponse, le ministre Tréta a indiqué que les  paysans des zones suscitées ont été spoliés de leurs terres. Selon lui, le problème  à ce relève du choix de l’agrobusiness et les petits exploitants qui se posent à Saou et à Sanamandougou à la suite de la mise en œuvre des instruments juridiques de la gestion des terres agricoles. Il a affirmé que le dossier est instruit à la justice.

Le ministre du Développement de poursuivre: «on a diminué les petits exploitants au profit d’un industriel», en l’occurrence Modibo Keïta, PDG du Grand distributeur céréalier du Mali (Gdcm). Le ministre a reconnu que 20 000 hectares ont été octroyés à ce denier à la suite d’une convention avec l’Etat. L’industriel a déjà aménagé 7400 ha.

Il s’est engagé à aménager 1000 ha pour ses victimes, selon Tréta qui a, par ailleurs, affirmé que Modibo Keïta a déjà aménagé 100 ha pour ces dernières. Une information qu’Oumar Mariko a démentie sur la base d’un rapport de mission de la Primature. Le député a déploré que 34 villages dans ces zones de l’Office du Niger soient dépossédés de leurs superficies agricoles sans qu’aucune solution ne leur soit proposée afin qu’ils pratiquent leurs activités de survie.

La troisième question du député Mariko a porté sur le recours à la chaux dans l’agriculture. En effet, a expliqué le ministre, «face au phénomène de stagnation, voire de régression des rendements du coton, il a été jugé opportun de mener des analyses des sols afin de mieux cerner les causes. Le taux d’acidité élevé a été révélé dans certains bassins cotonniers comme l’une des causes potentielles. Pour y remédier, l’utilisation de la chaux s’est avérée être une technique très efficace afin de corriger l’acidité des sols». L’application de la chaux améliore, ajoute-t-il, la teneur en calcium et en magnésium du sol. A en croire le ministre Tréta, cet apport d’éléments calciques et magnésiens favorise l’absorption des engrais par les plantes, entraînant ainsi l’augmentation des rendements, tout en améliorant la structure et la stabilité du sol. Allusion faite à la qualité des engrais, le Ministre a rectifié qu’il s’agit de seulement 3 404 tonnes d’engrais hors normes suite aux analyses effectuées et non 40 000 tonnes.

Nouhoum DICKO

source :  Le Prétoire

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