ASSEMBLEE GENERALE DU M5-RFP, LES MILITANTS DÉNONCENT UNE TRANSITION CHAOTIQUE ; « L’HORIZON DES ESPÉRANCES D’UN MALI NOUVEAU EST AUJOURD’HUI BOUCHÉ PAR LA FAUTE DU RÉGIME MILITAIRE » DIXIT DR CHOGUEL KOKALA MAIGA, PRÉSIDENT DU COMITÉ STRATÉGIQUE DU M5-RFP.

Le samedi 06 mars 2021, la Maison des Aînés a servi de cadre d’échange entre les leaders et partisans du  Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Cette Assemblée générale avait pour objectif de faire le point sur l’évolution de la situation sociopolitique du pays d’une part. Et d’autre part elle consistait à une prise de contact entre les militants du M5-RFP afin de recenser et d’inscrire dans l’agenda 2021, les orientations et points de vue de ces derniers.

 

En prélude dans son discours, Choguel Kokala Maïga, président du Comité stratégique dudit mouvement a rappelé la lutte héroïque du peuple, mené sous l’égide du M5-RFP contre le régime défunt d’ IBK qu’il qualifie de « oligarchique, corrompu et ploutocratique ».

De même il accusera « le pouvoir des colonels » de trahison à l’égard du peuple et sa noble lutte pour la refondation de la patrie. Il poursuit en disant que les autorités en charge de la transition font pire que l’ancien régime, car elles « perpétuent les pratiques d’une gouvernance chaotique combattues au prix du sang des martyrs, tombés sous les balles assassines de la FORSAT, le tout sur fond de propagation de l’insécurité et d’aggravation des risques de partition du pays. »

Ainsi, Choguel Kokala Maïga pointe d’un doigt accusateur l’incompétence des autorités à réussir la transition et à répondre aux attentes légitimes du peuple malien, à savoir l’union sacrée des fils et filles du pays ; l’instauration de la sécurité, la paix et le vivre ensemble ; l’adoption des bonnes réformes politiques et institutionnelles.

Au cours de ces discussions, les militants du M5-RFP ont souligné un certain nombre de points, tout en recommandant son application. Ces grandes lignes font ressortir des sujets qui fâchent à savoir,  la dissolution du Conseil National de Transition (CNT) jugé  «  illégal et illégitime » ; la relecture de l’Accord d’Alger  « pour éviter les risques de partition du pays » ; la réduction du train de vie de l’Etat ; et  l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles par un Organe Electoral Unique et Indépendant.

« L’horizon des espérances d’un Mali nouveau est aujourd’hui bouché par la faute du régime militaire en place, qui manque cruellement de légitimité, d’expertise, de vision et navigue littéralement à vue.

OUMAR ONGOIBA

Source : Le Soir De Bamako

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