An deux de la Minusma : Mongi Hamdi loue le courage du Président IBK

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a célébré mardi 04 août, son deuxième anniversaire. L’occasion était bonne pour le Représentant Spécial du Secrétaire Général des nations unies (RSSG), M. Mongi Hamdi, de louer le courage du chef de l’Etat et l’engagement de l’ensemble des parties prenantes dans le processus de retour de la paix.

ibrahim boubacar keita president malien ibk visite audience Mongi Hamdi chef minusma onuA en croire, M. Mongi Hamdi, Représentant Spécial du Secrétaire Général des nations unies (RSSG), la commémoration du deuxième anniversaire de la MINUSMA est, à maints égards, pleine de significations.  « Elle traduit d’abord l’importance que le gouvernement malien, sous la conduite éclairée de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali, qui a fait preuve de beaucoup de courage et qui a su faire face avec réalisme aux épreuves voire au danger qu’a connus le Mali, accorde à la coopération avec les Nations unies ».  Il a saisi cette occasion également pour adresser à toutes les parties maliennes (gouvernement, mouvements et société civile) ses sincères remerciements pour leur engagement  dans le processus ayant abouti à la signature de l’accord de  paix.

Abordant la question du bilan, le RSSG, a tenté de répondre à la question de savoir: quel bilan peut-on dresser après deux années de présence de la MINUSMA sur le sol malien? « La mission s’est investie pleinement dans l’ensemble des domaines couverts par le mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, particulièrement l’implication de toutes les parties maliennes dans la logique d’une paix inclusive et irréversible. La MINUSMA a aidé à la mise en œuvre des dispositions de l’accord préliminaire de Ouagadougou prévoyant le retour à l’ordre constitutionnel. Aussi la MINUSMA s’est pleinement déployée dans les préparatifs et le déroulement des élections présidentielle et législatives qui de l’avis de la majorité, furent libres, transparentes et inclusives. La MINUSMA n’a épargné aucun effort pour appuyer les pourparlers inter-maliens, en termes de bon offices, d’expertise et de logistique.  Les efforts considérables déployés par la MINUSMA ont abouti à la signature de l’accord de paix par l’ensemble des parties  prenantes », a affirmé Mongi Hamdi.

Empêcher toute manœuvre pouvant  altérer notre marche vers la paix

La Résolution 2227 du Conseil de sécurité du 29 juin 2015 a renouvelé le mandat de la MINUSMA. Un mandat qui se focalise particulièrement sur la mise en œuvre de l’accord de paix. Toutefois, précise Mongi Hamdi, il est important de souligner que le mandat octroie un rôle prépondérant aux autorités maliennes dans la mise en œuvre dudit accord.

« La MINUSMA, qui entend assumer pleinement ses responsabilités, a pu dégager 4 principales priorités pour son action future, à savoir : soutenir et accompagner la mise en œuvre de l’accord de paix dans tous les domaines politique, institutionnel, sécuritaire, développemental, social, culturel ainsi qu’au niveau de la réconciliation, de la justice et des questions humanitaires ; assurer le respect du cessez-le-feu avec la mise en place des mécanismes de surveillance et de suivi ; cibler d’avantage les besoins pressants des populations et répondre avec la diligence requise à leurs attentes ; garder l’élan populaire en faveur de la paix et assurer le soutien permanent de toutes les composantes et de toutes les parties maliennes », a-t-il rappelé.

Pour le RSSG, l’objectif est d’empêcher toute manœuvre pouvant altérer ou entraver la marche vers la paix durable et irréversible. C’est pourquoi, il a appelé l’ensemble du peuple malien à s’investir pour la paix. « En définitive, je voudrais insister si vous le permettez sur le fait que la paix au Mali n’est pas l’apanage de la seule MINUSMA ou quelques parties, elle est fondamentalement l’affaire de tous les maliens. La paix devra être perçue comme étant la victoire de tous pour la liberté, la réconciliation et la reconstruction pour une vie meilleure, décente et émulative », a-t-il conclu. Daouda T. Konaté

source : Le Challenger

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