Amadou Koïta, membre de la plateforme « an tè son » : « La plate-forme refuse l’appellation Azawad «

Dans la perspective de la reprise des négociations d’Alger, des jeunes leaders tant de l’opposition politique que de la majorité et de la société civile ont mis sur les fonts baptismaux la plate-forme “An te son”. Après le lancement officiel de la plateforme le 26 octobre 2014, les membres ont décidé de l’organisation de journées de réflexion sur le document proposé par la médiation de paix.

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A la fin de ces journées de réflexion, nous avons rencontré le président du Ps-Yelen Koura, non moins responsable à la communication de la plate-forme. Dans les échanges, M. Amadou Koïta, qui n’est plus à présenter revient sur les raisons de la création de la plate-forme, il nous parle des acteurs et le rapport final des journées de réflexions initiées les 15 et 16 novembre 2014.

De prime à bord, le secrétaire à la communication de la plate forme “An te son” a voulu lever toute équivoque. “Nous avons créé ce cadre pour montrer et dire aux maliens que le Mali est au-dessus de tout. Malgré nos divergences politiques c’est le Mali qui compte. Et que pour l’intérêt du pays nous devons transcender nos divergences”…, a affirmé Amadou Koïta qui a salué ses camarades leaders.

Pour rappel, ce sont des jeunes qui se sont mis ensemble pour créer la plate-forme “An te son”, notamment le député Moussa Timbiné de la majorité, Macky Bah de la société civile, Alhousseini Abba Maiga des Fare Anka Wili (opposition), Seydou Cissé du Parena, Sarmoye Boussanga de l’Asma-Cfp, Souleymane Alkamis de l’Urd, Operi Berthé et Oumar Doumbia pour ne citer que ceux-là…

Amadou Koïta a saisi l’occasion pour souligner les points du document proposé par la médiation de paix avec les groupes armés sur lesquels la plate-forme “An tè son” fait des réserves. “La plate-forme refuse l’appellation Azawad. Elle refuse la création de police territoriale, elle refuse 50% de quota pour les 3 régions”, déclare  Amadou Koïta qui précise aussi que la plate-forme a également arrêté plusieurs motions lors de ces journées de réflexions. Il y a eu, selon Amadou Koïta, une motion sur la maladie à virus Ebola qui mobilise la communauté et des motions de remerciements à l’endroit de la communauté internationale et de l’équipe de médiation.

Laya DIARRA

SOURCE: Soir de Bamako  du   20 nov 2014.
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