Affaire «maîtresse du président» : Un contentieux vidé en janvier 2012

Dans notre chronique «Tour de Lassa» parue la semaine dernière dans l’hebdomadaire Le Reporter (N°206 du 11 Mai 2016), nous nous posions des questions sur le dénouement de l’Affaire dite «Maîtresse du Président» et qui, en 2007, avait opposé le ministère public à un enseignant ainsi qu’à des confrères, dont quatre Directeurs de publication.

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Grâce au concours de notre ami et confrère Sacré Issa (Issa Seydou Doumbia) de l’AMAP, nous sommes en mesure de confirmer que c’est un contentieux bien vidé. En effet, en janvier 2012, la Cour d’Appel de Bamako avait statué sur cette affaire. La décision finale avait été la relaxe des journalistes et de l’enseignant.

L’affaire est ainsi éteinte comme l’ont signalé Les Échos (quotidien N°3803 du 5 janvier 2012,  P.5); Le Scorpion (hebdo N°996 du 11 janvier 2012, Pages Une et 2); et Le Prétoire, (bihebdomadaire N°097 du 12 janvier 2012). Mais il faut néanmoins souligner que nos confrères ont attendu plus de quatre ans avant cette issue heureuse pour une affaire qui était devenue embarrassante pour tout le monde, notamment le régime démocratique du Général Amadou Toumani Touré (ATT).

Une affaire déclenchée suite à un article intitulé «Lycée Nanaïssa Santara : la Maîtresse du président de la République», publié le 1er juin 2007 dans les colonnes du quotidien Info-Matin. Un enseignant, un journaliste et quatre Directeurs de publication avaient été par la suite embastillés par le Procureur pour offense au chef de l’Etat et complicité. Il s’agissait notamment de Mahamane Hamèye Cissé (Le Scorpion), Birama Fall (Le Républicain), Alexis Kalambry (Les Echos), Sambi Touré (Info-Matin), Seydina Oumar Diarra (Info-Matin) et Bassirou Mintha (enseignant).

À l’issue d’un procès tenu à huis clos le 26 juin 2007, les cinq journalistes avaient été condamnés à des peines de prison ferme, pour l’un (Seydina Oumar Diarra), et avec sursis, pour les quatre autres. Des condamnations assorties d’amendes pour tous. En accord avec le Collectif de leurs avocats, les cinq journalistes injustement condamnés avaient interjeté appel. Ils ont donc attendu près de 5 ans pour que le Parquet enrôle leur affaire et que justice leur soit rendue. Même si ce fut en «catimini». C’est ainsi mieux pour tous !

Moussa BOLLY

Source: Le Reporter

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