Accusé dans l’affaire Birama Touré, KARIM KEITA dément en ces termes

« Aujourd’hui, je ne demande qu’à être entendu, pour que plus jamais mon nom ne soit associé à une disparition de personne humaine»

Longtemps accusé, sans aucun élément convainquant, l’honorable  Karim Keita rompt le silence. Il estime que ses accusateurs, notamment Adama Dramé du Sphinx, sont dans l’imagination fertile. Dans cet entretien, il jure la main sur le cœur qu’il ne connait pas Birama Touré et qu’il l’a jamais rencontré. Il  souhaite « être entendu, pour que plus jamais mon nom ne soit associé à une disparition de personne humaine»

Mali Tribune : Connaissiez-vous Birama Touré ? Vous a-t-il fait chanter ? L’avez-vous fait éliminer ?

Honorable Karim Kéita : Non, je ne connais pas Monsieur TOURE. Je ne l’ai jamais rencontré, par conséquent je n’ai eu et n’ai aucun rapport de quelque nature avec lui. Je ne vois pas comment il aurait pu me faire chanter ou autres !!!

Non ! Je n’ai éliminé personne.

Mali Tribune : Dans ce cas, pourquoi avoir refusé de déférer à la convocation du juge par trois fois ?

K.K : J’ai été, si mes souvenirs sont bons, convoqué une fois et non pas trois fois chez le juge. Cela remonte à il y a juste deux mois. Contrairement à ce que vous dites je n’ai pas refusé de déférer. Bien au contraire, lorsque j’ai reçu la convocation j’ai décidé d’y répondre malgré mon statut, en me disant que je n’ai rien à me reprocher. J’en ai avisé mon institution, et mon conseil et pris les dispositions pour y répondre, un jeudi matin à 10H. Mais malheureusement entretemps la convocation s’est retrouvée sur tous les réseaux, et j’ai été obligé de faire attention, car il y aurait eu du monde au rendez-vous, mais aussi vu le contexte, je me suis dit qu’il valait mieux être désormais prudent, car ce n’était plus une procédure normal. C’est pourquoi mon conseil a demandé à ce que la forme soit mise dans la convocation en tenant compte de mon statut et pour éviter tout malentendu.

Aujourd’hui, je ne demande qu’à être entendu, pour que plus jamais mon nom ne soit associé à une disparition de personne humaine. J’ai du respect pour la personne humaine, et cette accusation infâme m’a atteint au plus profond de moi. Je ne souhaite pas à mon pire ennemi de ressentir ce que je ressens aujourd’hui face à cette situation.

Mali Tribune : Pourquoi avez-vous fait muter les agents de la Sécurité d’Etat dont les noms sont cités par Adama Dramé du Sphinx dans l’affaire de la disparition du journaliste ?

K.K : Rires. Que voulez-vous que je réponde ? C’est une pure création de l’imagination fertile de M. DRAME qui me voue une haine viscérale, je ne sais pas pourquoi. Pourtant j’ai l’âge de son fils. Mais le bon Dieu est Grand, omniscient et omnipotent. Je suis croyant. Il saura juger.

Soyons sérieux…. rires… c’est de la fiction tout ça. Mais je tiens à rappeler qu’étant le président de la commission défense de l’assemblée, je n’ai aucun pouvoir de décision sur nos forces de défense et de sécurité encore moins un organe tels que les services secrets

-Je n’ai jamais reçu de convocations ou sollicitations des familles fondatrices pour lesquelles j’ai un profond respect. Je leur ai même envoyé du sucre pendant le mois de ramadan mais aucunement il ne m’est revenu que les familles fondatrices voulaient me voir.

Mali Tribune : N’était-ce pas plus simple d’aller expliquer tout ceci aux familles fondatrices au lieu de fuir leurs convocations ?

K.K : Je n’ai jamais reçu de convocation ou sollicitation de qui que ce soit dans ma circonscription encore moins les familles fondatrices pour lesquelles j’ai un profond respect. Je leur ai même envoyé du sucre pendant le mois de ramadan mais aucunement il ne m’est revenu que les familles fondatrices voulaient le voir.

Mali Tribune : Pourquoi votre silence tout ce temps ?

K.K : Tout simplement parce que je suis un homme politique et donc public. A cet effet, je suis habitué à entendre tellement de choses sur mon compte que je me suis dit voilà tout simplement une autre invention émanant d’un journal qui régulièrement parle de moi. A vrai dire je n’ai pas jugé utile de m’exprimer sur une histoire cousu de fil blanc. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient ainsi utiliser les réseaux sociaux et toute la machine à fabriquer des Fakes new pour atteindre un objectif inavouable. Lénine disait que si l’on veut faire croire en un mensonge, il faut le répéter un million de fois, il deviendra vérité aux yeux des gens. C’est ce que Dramé met en œuvre.

Propos recueillis par Alexis Kalambry

Source: Le 22 Septembre

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