A N’Tomodo, Ismaël Sacko appelle les amis et partenaires à maintenir le Cap d’un Mali tel que voulu par la majorité des Maliens

La rentrée politique du Parti social démocrate africain (PSDA) à N’Tomodo ce samedi 21 février 2015 a été extrêmement riche en couleurs avec une mobilisation de grand jour qui a vu les populations venir de tous les villages environnants. Le message qui y a été livré par les dirigeants du PSDA se rapporte au maintien de la mobilisation derrière le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, pour relever les défis de l’heure.

Parti social démocrate africain psda

La mobilisation a été forte ce samedi 21 février 2015 à N’Tomodo dans la Commune rurale de Falou, cercle de Nara, à l’occasion de la rentrée politique du PSDA. Tout le village de même que les villages environnants s’était mobilisé pour la cause. Et lorsque la délégation du parti venue de Bamako et conduite par le président, Ismaël Sacko, arrivait à l’entrée du village, il fallait être là pour voir la cohue de cavaliers qui étaient venus à l’accueil pour ensuite escorter les hôtes sur la place publique du village où les attendait avec impatience une marrée humaine. Toutes les composantes ethniques de la contrée étaient représentées : Soninkés, peuhls, Bambara, maures etc. Les chasseurs étaient là aussi avec leurs instruments de musique. Bref, la fête était belle au village.

C’est après voir pris un bain de foule que la délégation a été conduite chez le chef du village, Seydou Doucouré, lequel était en compagnie des autres notabilités. Ici, c’était des remerciements et des bénédictions pour le parti PSDA et son président, Ismaël Sacko qui est aussi fils du terroir.

Du vestibule du chef de village au siège du PSDA, il n’y a qu’un petit pas que la délégation a franchi pour visiter le joyau avant de revenir sur la place publique où la mobilisation était à son paroxysme avec des chants et danses du terroir.

Une grande joie qui avait du mal pourtant à cacher les préoccupations que les populations de ce village ont sur le cœur. Des préoccupations qui ont pour noms : l’emploi, l’absence des réseaux téléphoniques, le problème de route, l’école, le problème d’eau etc. Les populations ont ensuite cherché à savoir les tenants et les aboutissants des négociations d’Alger lesquelles, disent-ils, s’éternisent.

« A Alger, la délégation malienne s’y est rendue pour discuter et négocier sur la base de vos propositions. La délégation malienne a entendu le cri de cœur de nos compatriotes et a compris les attentes de notre peuple, ces attentes qui sont aussi celles du président de la République. Le Non à la partition du pays, le refus d’adopter la politique de quotas comme mode de gestion et la réserve observée au sujet de l’émergence de zone dit de développement du Nord sont des signaux forts dont notre peuple a fait montre », a expliqué M. Sacko.

Le président du PSDA a ensuite exhorté les populations de N’Tomodoe et ailleurs à se tenir débout et unies pour agir ensemble en vue de soutenir la position de notre gouvernement et couper court au doute et à l’hésitation.

« La synergie et la symbiose nationale permanentes doivent guider notre conduite. Agir et servir loyalement notre pays ; former notre jeunesse et notre armée pour qu’au-dedans ou au dehors, le Malien soit à la hauteur des missions qui lui seront à assigner, est le devoir de nos gouvernants. Porter le Mali et le défendre intelligemment est le nôtre. Votre mobilisation d’aujourd’hui, au nom du Mali, est aussi considérée comme un signal fort adressé à nos amis et partenaires de la communauté internationale que nous remercions vivement pour leur assistance et pour leur contribution combien hautement salutaire pour la quiétude de nos concitoyens. A ces amis et partenaires, ici à N’Tomodo, nous leur demandons de maintenir le Cap d’un Mali tel que voulu par la majorité des Maliens. Ici, à N’Tomodo, vous êtes venus dire Non à l’autonomie et surtout à toute forme masquée de fédéralisme ».

A en croire Ismaël Sacko, la décentralisation et la régionalisation restent pour nous Maliens et Maliennes, l’issue favorable à la bonne gouvernance donc, un déterminant majeur pour la paix et un outil technique pour réconcilier les Maliens.

« L’avenir de nos concitoyens est désormais à portée de main. Le développement de nos collectivités, de notre territoire incombera aux bénéficiaires et acteurs locaux que vous êtes. Les questions d’emploi, de formation, de création de PME/PMI et d’éducation seront du ressort de nos élus ».

En ce qui concerne les autres préoccupations des populations, la délégation a pris bonnes notes et des pistes ont été déjà dégagées.

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