21ème session de l’EID: 234 demandes d’interpellation enregistrées pour l’année 2016

Le Premier ministre du Mali, chef du Gouvernement, Modibo Kéita, a présidé, samedi, les travaux de la 21ème session de l’Espace d’interpellation démocratique. La cérémonie d’ouverture de ces assises a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Me Mamadou Ismaël Konaté, des chefs d’institutions de la République et des responsables d’ONG de défense des droits de l’Homme.

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Dans son mot de bienvenue, le Médiateur de la République, Baba Ahkib Haïdara, a salué l’adoption par l’Assemblée nationale et la promulgation par le président de la République de la loi n°2016-036 du 07 juillet portant création de la nouvelle Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH).  Dans la même veine, le Médiateur s’est engagé à soutenir toutes les démarches en cours en faveur de l’adoption d’une loi relative à la protection des défenseurs des droits de l’Homme. Baba Ahkib a profité de cette occasion pour évoquer la mémoire de deux figures emblématiques de la défense des droits de l’Homme dans notre pays qui, hélas, nous ont quittés récemment. Il s’agit de Me Brahima Koné qui  fut membre du jury d’honneur de la 12ème de l’EID en 2007, et de l’Ambassadrice Fatoumata Siré Diakité qui siégeât de 1999 à 2001 au jury d’honneur de l’EID et présida cette instance lors de la 9ème session  en 2004.  Pour le Médiateur, en termes de participation, l’institution a enregistré cette année 234 demandes d’interpellation contre 206 en 2015. A ses dires, sur les 234 demandes d’interpellation, 132 proviennent des régions, soit 55,41% et 102 de Bamako, soit 43,59%.

D’entrée de jeu, le président de la commission préparatoire de la 21è session, secrétaire permanent de l’EID, Mamadou Sissoko, a félicité le Médiateur Baba Ahkib Haïdara, nommé Président de la commission préparatoire et de la conférence d’entende nationale prévue par l’article 5 de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Présentant le bilan de la 20ème session de l’espace, il a affirmé  que tout s’est bien déroulé.  Le président de la commission préparatoire de la 21ème session a fait savoir que la commission préparatoire a classé les interpellations en trois catégories : les interpellations retenues pour lecture le 10 décembre 2015 ; les interpellations retenues pour suite à donner par les départements ministériels après le 10 décembre 2015 et les interpellations non retenues.

Pour l’AMDH, cette année est marquée par un certain nombre de défis liés, entre autres, à l’injustice,  aux violations des droits et libertés fondamentaux, les dysfonctionnements des services publics se traduisant par une violation de la constitution malienne et des instruments juridiques internationaux signés et ratifiés par le Mali.

Pour Me Kadidia Sangaré Coulibaly, présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme du Mali, les droits de l’Homme sont confrontés à de nombreux défis. Il s’agit, selon elle, de l’insécurité grandissante, l’impunité, la situation carcérale préoccupante, la problématique de la liberté de presse, l’instauration d’une vraie culture des droits de l’Homme, élaborer des lois réprimant spécifiquement les violences faites aux femmes et enfin la lutte contre le mariage des enfants.

Au nom des avocats du Mali, Me Kadidia Traoré Doucouré, avocate à la Cour, a, dans son intervention, laissé entendre que  l’existence des droits de l’Homme va de soi eu égard à leur caractère universel et intemporel. En effet, dit-elle, ce sont des droits qui n’appartiennent à aucune région du monde, à une classe sociale ou à un peuple, ni une civilisation.

Bah N’Golo Coulibaly

Source: Mali-Flash

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