Afrique du Sud: Oscar Pistorius à nouveau devant la justice

En Afrique du Sud, Oscar Pistorius, athlète handicapé, a comparu à nouveau ce lundi 13 juin devant la justice pour le meurtre de sa petite amie, Reeva Steenkamp. C’était en février 2013. Il a toujours affirmé avoir tiré sur elle en croyant à un voleur. En première instance, Oscar Pistorius a été condamné à 5 ans de prison pour « homicide involontaire » et a passé un an derrière les barreaux. Sa condamnation a cependant été requalifiée en « meurtre » après un appel du parquet.

oscar pistorius proces meurtre fiance

Oscar Pistorius à nouveau à la barre mais, cette fois-ci, il risque un minimum de quinze ans de prison.

Depuis ce lundi matin, défense et parquet présentent leurs arguments. La défense a appelé son premier témoin, un psychologue qui a fait plusieurs évaluations de l’athlète. Selon lui, Pistorius est un homme « brisé psychologiquement » dont l’état de santé requiert une hospitalisation.

« Mr Pistorius a des niveaux élevés d’anxiété qui sont inquiétants. Cela inclut des symptômes tels que la peur d’être en société, dans une foule et des crises de panique. De façon générale, nous avons noté que son état mental s’est considérablement détérioré depuis 2014. Il est devenu découragé, léthargique et détaché. En d’autres termes, c’est un homme brisé », a affirmé Jonathan Scholtz.

Retourner en prison aurait « un effet négatif » a-t-il également souligné, compte tenu de « son état de santé » et de ses « remords ».

« Faux », a rétorqué le procureur Gerrie Nel pour qui Pistorius n’a pas changé et ne montre toujours pas de remords.

« Je trouve que vos réponses sont totalement biaisées en faveur de l’accusé. Vous n’êtes pas objectif. Dans votre rapport, vous ne donnez que des explications qui visent à dédouaner l’accusé en termes de responsabilité. Est-ce cela que vous essayez de faire ?!? » a déclaré le procureur.

Pendant ce temps, l’athlète est assis, la tête enfouie dans ses mains. Les audiences doivent durer toute la semaine.

Après cela, la juge devra prononcer sa sentence. Les juristes tablent sur huit à douze ans de prison, compte tenu du handicap de l’athlète. Le parquet, lui, voudrait une application stricte du Code pénal soit une peine de quinze ans, minimum.

 

Source: RFI

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *