Tombouctou : LA COORDINATION TIRE SUR DES VEHICULES DE LA MINUSMA

La Minusma s’inquiète « des dangereux développements sur le terrain (…) à Ménaka et (…) à Tombouctou », indique un communiqué de la force onusienne. « Tôt ce matin (ndlr : hier), à proximité de Tombouctou, des véhicules de la MINUSMA ont été pris pour cible à l’extérieur de la ville par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Il n’y a pas eu de victimes. La CMA nous indique qu’il s’agit d’une méprise de leur part et réclame le départ des FAMAs,» a indiqué hier le Représentant spécial du secrétaire général (RSSG) et chef de la MINUSMA. Mongi Hamdi a exprimé « sa plus vive préoccupation quant au processus de paix engagé il y a plus d’un an pour résoudre durablement et pacifiquement la crise sécuritaire malienne ». Evoquant la prise lundi de Ménaka par le GATIA aux dépens du MNLA et l’attaque des véhicules de Minusma près de Tombouctou, Mongi Hamdi a jugé que « ces deux évènements sont extrêmement préoccupants car ils mettent le processus de paix en danger. A l’heure actuelle, nous établissons les faits. »

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Les accords de cessez-le feu signés par les parties prévoient qu’elles restent sur leurs positions pendant la période des négociations et qu’elles s’abstiennent de tout acte, direct ou indirect, qui compromettrait les perspectives de paix, rappelle le communiqué de la Minusma qui « insiste pour que cet engagement soit respecté par tous ».
« Les équipes de la MINUSMA sur le terrain et à Bamako sont totalement engagées pour que cette spirale de tensions très inquiétante cesse au plus vite. Nous sommes en contact avec la Plateforme, la Coordination et le Gouvernement du Mali pour un retour au calme dans les plus brefs délais. Je renouvelle donc mon appel au calme afin de laisser toutes leurs chances au dialogue et à la paix. Je regrette la tournure que prennent les événements, mais je tiens à rester optimiste quant aux chances de voir aboutir le processus de paix le mois prochain. Il n’existe aucune alternative à la signature de l’Accord de paix,  » a conclu le RSSG Mongi Hamdi.
Le gouvernement a, lui, aussi insisté sur la nécessité de préserver le processus de paix. Il a ainsi condamné lundi, dans un communiqué, les combats de Ménaka et la rupture du cessez-le-feu par des groupes armés.

source : L Essor

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