Semaine sanglante au Mali : plusieurs personnes tuées au Centre et au Nord

Plusieurs incidents sécuritaires entraînant la mort des militaires et des civils se sont déroulés au cours de cette semaine dans les régions du Nord et du Centre du pays. Dans la région de Ménaka, près d’une dizaine de personnes appartenant à la tribu Idaksahak ont été tuées. Pendant ce temps, des attaques ont ciblé les Forces armées maliennes dans les localités de Boulkessi et de Gourma.

Selon des communiqués des groupes armés de la CMA et du MSA, des hommes armés non encore identifiés ont tué ce samedi 9 civils dont un enfant, tous de la communauté Idaksahak à Indelimane, une localité située à une vingtaine de kilomètres de la ville d’Ansongo, dans la région de Gao.

Selon des responsables des groupes armés, le mode opératoire de cette attaque est similaire à celui des terroristes de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Quelques jours avant cette attaque, une fille de 8 ans de la même communauté a perdu la vie et deux femmes ont été grièvement blessées à la suite de l’explosion d’une mine au passage de leur charrette.

Dans la région de Tombouctou une autre femme a été tuée hier à la suite d’un braquage de véhicule.

Selon des sources locales, les faits se sont produits à Zouera une localité située à l’ouest de Tombouctou.

Au centre du pays, des sources concordantes rapportent également que deux soldats maliens ont été tués et un autre blessé ce samedi à Boulékessi, une localité du cercle de Douentza située près de la frontière avec le Burkina Faso.

Les militaires maliens sécurisaient la foire hebdomadaire de Boulékessi lorsque des hommes armés à motos ont tiré sur eux. L’armée a riposté mais les assaillants se sont enfuis, affirment les commerçants qui ont participé à la foire. Des violents combats ont opposé ce mardi des militaires maliens du G5 Sahel à un groupe djihadiste non loin de cette zone.

Au sud, des affrontements entre étudiants de la faculté de droit de Bamako ont fait cette semaine un mort et plusieurs blessés.

Pendant ce temps, les nations unies affirment avoir renvoyé dans son pays d’origine, un commandant des casques bleus sri-lankais qui servait au Mali. Selon l’ONU, cet officier serait impliqué dans des atrocités survenues depuis 2000 au Sri-lanka.

« Cet événement soulève encore la question de l’implication de certains casques bleus dans des abus de droits de l’homme et de la personne », affirment certains spécialistes des questions sécuritaires. Selon eux, le renvoi de cet officier de la Minusma est une exigence de bonne conduite et d’exemplarité des forces et du personnel de la Minusma déployé sur le terrain.

Avec S.T

Source: L indicateur du renouveau

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