Reprise de dialogue sur le nord : la société civile demande à avoir voix au chapitre !

A l’issue d’une conférence de presse qu’elle a animée le vendredi 6 juin dernier à la maison de la presse, l’organisation de la société civile a témoigné son engagement pour un retour définitif de la paix au Mali. Ils ont mis à profit l’occasion pour dénoncer le jeu trouble de certains pays Européens, pour leurs soutiens aux groupes armés.

 MNLA NEGOCIATION AZAWAD ALGERIE ACCORD CADRE

Suite aux derniers événements survenus à Kidal entre le 17 et 21 mai dernier, les responsables des associations de la société civile, le Forum des Osc, le Cap-Mali, le complexe Infa plus, la plateforme des cadres et leaders des Kel tamasheq, la Comode, Alcarama et le CNSC (conseil national de la société civile) ont animé une conférence de presse le vendredi 6 juin dernier.

La société civile malienne n’est pas allée par le dos de la cuillère pour cracher ses quatre vérités aux groupes armés et leurs complices, mais aussi à la France et  à la Minusma. Désormais elle exige du gouvernement et de la communauté internationale, son implication effective dans les processus de négociations et du dialogue inclusif. Selon les conférenciers, il n’y a pas de doute, la Minusma et la France n’ont pas joué franc jeu dans les événements survenus entre le 17 et le 21 mai dernier à Kidal.

Car disent-ils, c’est sous le regard passif de la France et de la Minusma que le MNLA et ses complices narcotrafiquants se sont incrustés dans les hameaux, villages et villes des régions du Nord en vue de semer de nouveau le trouble au Mali. D’où l’occasion pour eux de dénoncer unanimement le double langage de certains pays comme la Belgique, la Suisse, la Norvège, la Suède, la Finlande, le Danemark pour disent-ils leurs soutiens aux irrédentistes du MNLA.

Selon eux, contrairement à ce que les responsables du Mnla font croire à la communauté internationale, leur mouvement ne représente aucune communauté du Mali. Car disent-ils, « les seuls représentants des populations des régions convoitées pour des raisons et des intérêts géopolitiques et stratégiques internationales inavoués, restent et demeurent ceux qui ont été mandatés par les populations pour parler en leurs noms et du devenir de la région ».

 Quant à la reprise du dialogue, la société civile malienne affirme être favorable à une solution négociée et que l’accord préliminaire de Ouagadougou, reste l’alternative à la résolution de la crise à travers sa mise en œuvre intégrale.   Mais si négociation il y a, disent-ils : « la nation malienne doit être valablement représentée à la table des négociations à travers la société civile, afin d’éviter la prise de toutes décisions dommageables plus tard ».

Car, à en croire, les conférenciers c’est une injustice que d’accorder des traitements de faveur aux individus qui ont pris des armes contre leur pays. Par ailleurs, à la question de savoir la position de la société civile par rapport à l’accord de défense franco-malien, les conférenciers répondent ne pas avoir connaissance du contenu du dit accord.

Ainsi, les responsables des associations de la société civile, le Forum des Osc, le Cap-Mali, le complexe Infa plus, la plateforme des cadres et leaders des Kel tamasheq, la Comode, Alcarama et le CNSC (conseil national de la société civile) ont dans une déclaration commune invité les gouvernements de tous les pays du monde à aider le Mali à sauvegarder son intégrité territoriale, sa cohésion sociale et la laïcité de la république.

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

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