Représentants de la CMFPR2 : Azawad vous a nommés, on ne vous connaît plus

coalition peuple azawad (cpa)Ibrahim Ag Mohamed Assaleh

Les masques commencent à tomber avec le 2ème round des négociations d’Alger. Volte-face de M. Ibrahim Ag Assaleh pour rejoindre la mère-patrie. Nous l’avons toujours dit, que Mohamed Ibrahim Ag Assaleh est un hypocrite tapis à l’ombre. Personne ne doit lui faire confiance. Un élu du peuple malien qui prend les armes contre ce même peuple qui l’a élu. Il n’a aucune dignité comme d’ailleurs plusieurs hommes de sa communauté qui ont l’habitude d’abattre ceux qui les ont épargnés du malheur. Il doit être banni de Bourem comme sous le temps de l’apartheid. C’est le plus déshonorant touareg élu à Bourem. Ce que Bourem a fait pour ses touaregs comme bien est immense.

La trahison des représentants de la CMFPR2 (Coordination des mouvements des forces patriotiques et de résistance n°2

 

Les quatre représentants qui sont :

– Dr Younoussa Abdoulaye Touré, natif de Gourma-Rharous, est de l’ethnie armand, est militant et membre du bureau exécutif de l’URD,

 

– M. Amadou Abdoulaye Cissé, agent d’une ONG, est un Bellah de la sous-préfecture de Bintagoungou dans la préfecture de Goundam,

 

 

Abderhamane Diallo, peulh du village de Fafa dans la préfecture d’Ansongo. C’est le petit frère du légendaire lieutenant Amadou Diallo du mouvement d’auto-défense «Gando izo».Nous vous rappelons que le lieutenant Diallo a été tué par les hommes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et sur la route de Tinahama dans la préfecture d’Ansongo en 2012 et en mission commandée de son mouvement, et

– Mossa Ag Intazoumé, est un bellah de Kidal.

 

Ces quatre personnes ont été mandatées par le CMFPR2 pour le second round des négociations d’Alger II. Leur signature a eu l’aval de leurs chefs qui sont Ibrahim Abba Kontao et Mme Kadidia Gana Traoré avec qui, elles sont en contact permanent depuis Alger. Une de ces quatre personnes a eu même à envoyer un message à un membre du CMFPR, qui se trouve à Bamako et qui était farouchement contre leur position. Voici le message: «Merci pour le coup de couteau que vous nous plantez au dos» (Signé: Amadou Abdoulaye Cissé). Nous rappelons que ces deux personnalités (M. Kantao et Mme Traoré) sont aussi membre du parti URD et Mme Kadidia Gana Traoré (native de Gao et sonrhaï) a été même candidate de l’URD aux élections législatives de novembre-décembre 2013.

 

 

Pour quelle raison, ces quatre hommes ont signé un document paraphant la partition du Mali? Notre frère Kantao a trahi sa parole donnée lors de sa conférence de presse organisée en juillet 2014, en plein mois de Ramadan, quand il disait, «nous n’irons pas à Alger pour faire la partition du Mali». Et pourtant, avec le fédéralisme qu’il a ordonné de signer avec les groupes armés, il a signé la partition du pays.

 

Avec le fédéralisme, il y aura des gouvernements locaux totalement différents, des institutions locales totalement différentes. La politique est très dangereuse quand elle rend l’homme aveugle. C’est sûr que derrière cette sale besogne des quatre mandataires de la CMFPR2, il y a un pilotage politique. C’est sûr que notre frère Kantao, un homme estimable a été manipulé par des politiciens, qui ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs. Dans ce pays, il y a des hommes et des femmes qui sont fous de pouvoir. L’essentiel pour eux, qu’on dise qu’ils sont présidents de la République. Ces quatre représentants de la CMFPR2 ne sont que des victimes comme M. Kantao et Mme Kadidia Gana Traoré. Il y a quelque chose qui pèse sur leurs cous. Ils ne sont pas maîtres d’eux-mêmes, mais la vérité finira par éclater un jour, incha Allah.

 

 

Le Premier ministre Moussa Mara avait raison quand il disait que «le problème du nord est une question politique et non militaire». La partie politique est pilotée par des politiciens maliens tapis à l’ombre et qui ont leurs soutiens intérieurs et extérieurs. Mais cela n’exclut pas de travailler militairement. La CMFPR 2 n’a jamais été un mouvement armé contre le Mali. Elle est née en tant que mouvement pour défendre les intérêts des populations sédentaires et peulhs du nord Mali, qui n’ont jamais pris les armes contre la République du Mali depuis son accession à l’indépendance le 22 septembre 1960. De quel droit, pour quel honneur et quelle dignité, vous avez, pour aller s’asseoir sur une même table avec des terroristes du MNLA et associés et faire un document qui partage le Mali en deux? C’est le salaire de la trahison qu’ils ont reçu. C’est une trahison que vous avez fait contre la liberté, la dignité et l’honneur des populations du nord du Mali.

 

En signant un document de fédéralisme avec le MNLA et ses associés, les représentants de la CMFPR2 ont choisi leur camp et ils ont fait aussi leur choix, qui est un choix de guerre. Au lieu de venir à Bamako, ils doivent continuer sur Kidal pour être accueillis par Mahamadou Djéri Maïga qui a fait son choix. C’est lui qui avait dit sur les antennes des radios FM de Gao que «Wallahi et après wallahi, Mali bène, azawad baranèh.Irdouwa inda irmalfawaye» (Traduction : Par Dieu et encore par Dieu, le Mali est fini, c’est l’Azawad qui est là et que nous avons eu au bout de nos fusils).Ils sont encore dans leur logique d’indépendance.

En signant un accord de fédéralisme avec les groupes armés, c’est souiller la mémoire de leur compatriote Idrissa Omorou Maïga, enseignant à Gao et domicilié à Djidara (Gao), même quartier que M.Kontao, assassiné lâchement par le MNLA de Bilal ag Chérif, de Mossa Ag Attaher, de Mahamahadou Djéri Maïga.

 

Ces représentants de la CMFPR2 ont oublié l’humiliation dans laquelle étaient plongés leurs compatriotes de Gao sous l’occupation du MNLA. Ils ont oublié aussi que l’Etat du Mali qui a fait d’eux des cadres. L’Etat Azawad crée pendant l’occupation, n’a pu payer le salaire d’aucun de ses cadres, ni aussi venir en détresse aux populations de Gao. Nous avons entendu qu’avant leur débâcle de Gao, qu’un ministre de l’Azawad du MNLA était venu à Bamako pour prendre son salaire. Une première au monde ! Comment un ministre d’un pays étranger a son salaire dans un autre pays et avec qui, il est en guerre? Quel paradoxe et quelle honte! Au contraire, le MNLA a dépouillé les populations sédentaires de Gao.

Remboursez les sommes que vous devez à l’Etat du Mali avant de rejoindre votre Etat fantôme de l’Azawad. Ils ont oublié que personne à Gao ne doit posséder ni moto, ni voiture sous l’occupation du MNLA. Les gens étaient obligés d’amener les morts aux cimetières sur des charrettes. Tous les magasins à céréales, de médicaments ont été pillés et tous les objets de valeurs ont été pris et ont pris la direction des campements touaregs. Ce qui doit être vendu, a pris la direction de la «mère-patrie» le Burkina de Blaise Compaoré.

Nous disons, le Burkina de Blaise Compaoré, parce que Blaise Compaoré est différent du peuple burkinabé. Il a fait du Burkina Faso depuis le 15 octobre 1987, sa propriété privée. C’est le seul homme politique noir qui milite contre un peuple noir au profit des Blancs. C’est un véritable négrier. Certainement qu’on (les quatre individus qui ont signé le document de fédéralisme avec le MNLA et associés) les a miroités des postes de ministres dans le futur Etat fédéral du nord, comme par exemple le poste de ministre des Mines dans la mesure où la zone regorge de plusieurs ressources minières dont le pétrole et l’uranium et c’est ce qui fait la convoitise des puissances étrangères, maîtres de l’argent et spécialistes de la division pour régner.

 

Vous avez oublié, qu’à côté de vous, il y a un Etat semblable au futur Etat du nord où les Noirs ne représentent rien, malgré leur nombre. Cet Etat s’appelle la Mauritanie et c’est cette dernière qui loge les cadres originels du MNLA dont Hama ag Mahmoud et la femme Idnane Nina wallet. Les deux tanières des groupes armés sont le Burkina Faso et la République islamique de Mauritanie. Ce pays a souillé l’islam quand il héberge les ennemis de son voisin musulman et il les appelle même à l’hospitalité. Il a oublié qu’il avait chassé manu militari ses compatriotes en 1989 et leur seul péché est qu’ils ont la peau noire.

Dans les années 90, ce sont des centaines d’officiers et sous-officiers qui ont été tués et enterrés dans une partie de la Mauritanie, suite à un fameux soi-disant coup d’Etat et l’opinion internationale en parle peu. Un doctorant malien, dans ses recherches en Mauritanie, nous a dit qu’il a été en 2001 dans la région de Néma en Mauritanie. Le chef de cabinet du gouverneur est un peulh. Mais ce peulh ne représentait rien devant les peaux blanches.

 

En sortant de son bureau pour un besoin quelconque, les peaux blanches occupent immédiatement son fauteuil comme si, il n’est rien. Le Bellah, Amadou Abdoulaye Cissé, qu’est ce qu’il représente à Bintagoungou devant un Touareg qui ne va jamais l’appeler par son nom et qui ne l’appellera que par «Akli» (qui veut dire captif). Ce sont les sédentaires de Goundam, de Bintagoungou, de Issa Béri, de Tonka, de Diré qui le considèrent comme une personne et un frère à eux. Ces quatre personnes sont comparables à Mahamadou Djéri Maïga qui a abandonné sa communauté au détriment d’une communauté qui l’appelle «ihett» (personne du fleuve). Ils peuvent (le Sorko et le Bozo) prendre leurs harpons (pour le Sorko) et leurs filets (pour le bozo) et rejoindre Kidal, capitale des Ifoghas. Mais, là-bas, il n’y a pas de fleuve, donc il n’y a ni poissons et ni hippopotames.

Quand nous étions à l’IPEG de Diré, un directeur d’école primaire, un Touareg que nous préférons l’appeler par les sigles de son nom suivants M. Ag A., n’avait jamais appelé par son nom, notre gardien qui s’appelait S.K., il l’avait toujours appelé «hé Akli», (hé toi captif).Et Mossa Ag Intazoumé qui n’a jamais cessé de stigmatiser le MNLA?

Quand il a été à Alger II, il a eu certainement peur des yeux de ses maîtres de Kidal. Voici ce que Dr Aboubacrine Ag Assadek a écrit sur lui lors d’un débat organisé par feu Professeur Dialla Konaté le 20 février 2009: Réaction Aboubacrine Assadek, 21 fevrier 2009 .

 

 

«Bonjour toutes et tous, j’ai pris connaissance de l’excellent travail que mon aîné a effectué, je l’en remercie infiniment, cependant je ne suis pas d’accord pour ses citations du document de Moussa Ag Intazoumé. Monsieur Intazoumé, qui est descendant de cette souche d’anciens esclaves, ne peut être que partisan dans son étude. Mais je reconnais également certaines vérités par rapport à l’analyse étatique du problème (Pacte national et Accords d’Alger), les passages que je critique sur la vie des communautés touaregs que je ne différencie pas et qui pour moi sont les mêmes noires et blanches vous parviendront incessamment. Cordialement», Pr. Dialla Konaté (Présentation du rapport sur le nord (20 février 2009)

 

Un aperçu du débat suite à la publication de mon rapport sur le Nord Mali le 20 février 2009).

Mossa Ag Intazoumé a oublié qu’en 1995, les Imghades ont tué le seul homme brave, héros des Bellahs, nous avons nommé Bilal Ag Saloum du MPA (Mouvement populaire de l’Azawad de Iyad Ag Ghali). Le jour de sa mort, un journal malien, «Le Républicain» avait titré, «L’éveil du mouvement bellah». Dans son intervention à la radio Mali, le représentant des mouvements armés sur la mort de Bilal Saloum, il avait dit ce jour que «Bilal Ag Saloum est un Touareg noir». Il ne voulait pas dire le mot «Akli» à la radio.

 

En signant le fédéralisme avec les groupes armés, vous avez signé votre décret d’esclavagisme de vous-même et des populations du Nord. Il y a beaucoup de cadres hypocrites qui sont tapis à l’ombre et qui font le double jeu. Où sont les cadres touaregs qui disent qu’ils sont avec le Mali? Où sont les cadres de la communauté arabe qui se proclament du «Mali, un et indivisible»? Où sont les notables songhoï qui représentent la majorité des régions du Nord? Et le Collectif des ressortissants du Nord (COREN) ? Est-il mort avec l’arrêt des dons qu’il perçoit à Bamako?

 

La République de l’Etat d’Azawad a sa limite sud après Douentza, la ville natale du professeur Ali Nouhoum Diallo. Nous n’avons pas entendu sa réaction. Ou bien, il sera le futur ministre de la Santé de l’Etat Azawad? Incha Allah, la vérité éclatera un jour! Et les partis politiques, où sont-ils? Seul le parti politique du docteur Soumana Sacko, la CNAS–Faso Hèrè a donné sont point de vue sur la situation d’Alger II.

 

 

En signant un document qui paraphe la partition du Mali, vous avez donné raison à l’honorable Dr Oumar Mariko qui avait dit que les populations de Gao ont contribué à la chute de Gao en collaborant avec les groupes rebelles contre l’armée malienne. Ce jour, nous avons répondu par lettre privée à notre petit frère El Hadj Tiégoum Boubèye Maïga, fondateur du journal «La Nouvelle REPUBLIQUE». Nous avons dit à M. Maïga, de laisser Dr Mariko en paix, qui peut avoir sa part de vérité. Il y a certaines réalités que certains hommes ne peuvent pas comprendre.

 

Les militaires, dans leur débandade, ont vu des hommes et des femmes avec qui ils ont sympathisé et fraternisé pendant plusieurs années, prendre leurs matériels : frigos, lits, chaises, etc.). Ils ont raison de croire que ces gens qu’ils connaissent bien ont pactisé avec le diable contre eux.

 

 

Par contre, les militaires qui ont été sauvés par des hommes honnêtes en les cachant dans leurs villages, en leur faisant des papiers qui disent que ce sont des élèves ou des étudiants ou d’autres personnes non que des soldats, ne peuvent pas dire cela contre les populations de Gao qui dans leur majorité absolue sont toujours avec le Mali. Ils ont donné raison aussi à l’honorable Pr Kalilou Ouattara avec la création de son association dénommée FORES (Forum des ressortissants et sympathisants du Sud).

 

Les Maliens honnêtes dans leur majorité doivent analyser la situation des événements qui ont conduit à la chute du Nord : est-ce que les cadres du Nord sont réellement honnêtes dans leurs différentes déclarations? Est- ce que la société civile du Nord est honnête ? Sinon, comment des délégués honnêtement mandatés vont prendre des positions contraires à celles de leur état-major qui les ont mandatés avec des consignes strictes ? Nous parlons ici des Arabes du MAA et communautés sédentaires. Il faut voir si réellement leurs état- majors jouent le franc jeu. Ce qui est sûr, la vérité finira par voir le jour, incha Allah.

 

Coup de couteau dans le dos des signataires du fédéralisme

La marche de Gao a donné un coup de couteau dans le dos des signataires du fédéralisme. Tombouctou doit manifester. Tout le Mali doit marcher. Les populations du Nord ne doivent plus se coucher. En se couchant, ils mettent en jeu leur destin. Personne dans le monde ne peut imposer aux populations sédentaires du Nord et leurs sympathisants ce qui est contraire à leur volonté. Les populations de Gao doivent être vigilantes pour extirper au sein d’elles les brebis galeuses qui sont là pour la contamination et la diffusion des mauvaises nouvelles.

 

Les sédentaires et les Peulhs du Nord, soyez vigilants car nous avons appris que les sympathisants du MNLA par les Touaregs du Gourma ont déjà commencé à recenser toutes les mares en leurs noms. Ils veulent faire des mares leurs patrimoines privées. Dans l’avenir, ils pourront empêcher d’autres propriétaires de bétail d’abreuver leurs troupeaux. Si c’est ça leur intention, les sédentaires peuvent être maîtres du fleuve et le gérer comme ils veulent.

 

Solutions

Si le Mali ne peut pas faire la guerre (car la communauté des puissances occidentales ont imposé au Mali les négociations), si les groupes armés refusent les propositions gouvernementales, il faut aller à la proclamation de la République fédérale du Mali comme la République fédérale du Nigeria.

 

Les Etats seront: L’Etat de Kayes, l’Etat de Bamako, l’Etat de Koulikoro, l’Etat du Kénédougou (Sikasso), l’Etat de Koutiala, l’Etat de Ségou, l’Etat de San, l’Etat Mopti, l’Etat de Niafunké, l’Etat de Goundam-Diré, l’Etat de Tombouctou, l’Etat de Gourma-Rharous, l’Etat de Gao, l’Etat de Ménaka et l’Etat de Kidal.

 

 

La capitale fédérale doit être déplacée à l’intérieur du pays et particulièrement au centre du pays fédéral à Ségou, comme la capitale fédérale du Nigeria qui était Lagos a été déplacée à Abuja en 1982.

 

Pourquoi, nous proposons la République fédérale? Dans l’avenir, tout le Nord, avec ce que les groupes rebelles demandent, un jour viendra où la République de l’Azawad sera proclamée en faisant une sécession comme au Biafra avec le colonel Chukwuemeka Odumegwu Ojukwu (mort le 26 novembre 2011à l’âge de 78 ans).Cet officier, de l’ethnie Ibo et son Etat regorge la quasi totalité du pétrole nigérian.

 

 

Avec la situation actuelle, où les rebelles ont crée le MNLA, proclamé une République Azawad sans consulter la majorité sédentaire qu’ils sous-estiment et sur le plan militaire, sur le plan financier et sur le plan «parrain», ils pourront gagner les élections au bout des fusils et du «narco-CFA» .Il ne faut pas oublier une chose, le MNLA ne représente rien devant l’armée malienne et rien devant les populations sédentaires sans le soutien des Français qui l’ont crée et qui continuent à l’imposer.

 

Quand on regarde toutes les rebellions dans le nord du Mali, en écartant celle de 1963, toutes les autres se sont déroulées sur les têtes des sédentaires. Les différents marchés se sont passés entre les groupes armés et l’Etat du Mali, en écartant les sédentaires qui n’ont jamais pris les armes contre le pays.

 

 

De 1996 à 2012, (c’est-à-dire des présidents Alpha Oumar Konaré au général Amadou Toumani Touré), il y a un quota annuel d’intégration dans l’armée, à la gendarmerie nationale, à la garde républicaine, à la police nationale, le service des impôts, la douane, les eaux et forets. Aujourd’hui, ils sont au nombre de 9.500 intégrés. Les sédentaires au niveau de Gao, ne sont que 20 intégrés dans la gendarmerie nationale et cela grâce à Monsieur Zeidane Ag Sidalamine (Touareg Chamanamass) du Front populaire de libération de l’Azawad (FPLA). C’est lui qui a pris aussi dans son quota à la fonction publique des sédentaires. Mais les leaders du MNLA doivent déjà réfléchir, qui viendra enseigner leurs enfants? D’autant qu’ils ne veulent jamais aller à l’enseignement. Les services comme la douane, les impôts, la police, la garde nationale, la gendarmerie et l’armée qui les intéresse. Ils doivent comprendre qu’un pays se développe à partir de l’instruction.

 

Pendant l’occupation du nord du pays par le MNLA, leurs combattants ont détruit toutes les infrastructures scolaires. A Ménaka, ce sont les élèves même du lycée de la ville qui ont cherché leur proviseur pour lui régler ses comptes. Ils ont détruit les ordinateurs par des coups de rafale. Ils (les sédentaires noirs) n’ont de parrains ni en Europe, ni en Afrique. Les populations aussi dans leur majorité à plus de 90% sont noires. C’est encore la logique de 1957 avec la création de l’OCRS qui est en marche.

 

 

Si la petite minorité touareg avait refusé qu’elle soit dirigée par des Noirs à l’accession de notre pays à l’indépendance, elle ne l’acceptera pas en 2014 où elle dispose de moyens et de soutiens plus solides et plus visibles, en proclamant un Etat fédéral. Et ce n’est pas pour rien que l’un des leaders du MNLA en la personne de Moussa Ag Attaher réclame un statut politique fédéral du Nord et reconnu par la communauté internationale. Ils n’ont aucune considération pour les Noirs sédentaires ni aujourd’hui, ni demain et pour tout le reste de la vie. Blaise Compaoré qui aide le mouvement touareg MNLA n’a pas de lien de parenté avec eux. Il ne défend ici aussi ni les intérêts du peuple burkinabé mais ses propres intérêts. Il ne doit pas oublier qu’il a ses Touaregs et qu’il n’a rien fait pour ses Touaregs que le Mali n’a pas fait pour les siens.

 

Il y a aussi les autres pays arabes comme le Qatar, le Soudan qui les soutiennent uniquement à cause de leur peau blanche. Ceux qui disent que c’est l’islam n’ont pas dit vrai. Le Soudan par exemple a eu sa revanche, lui qui a vu son Sud noir amputé et a proclamé son indépendance. Il est content de voir un Etat arabo-berbère au nord du Mali et dirigé par des hommes blancs qui se réclament laïcs. Ils se trompent, le HCUA et Ansardine d’Iyad Ag Ghali sont plus forts qu’eux. Ils attendent seulement la proclamation de leur Etat pour les déloger et faire ce qu’ils veulent. Ils étaient où avant l’intervention des troupes françaises au Mali?

 

 

 

L’Algérie

Elle doit jouer franc-jeu. Ce qui est arrivé au Mali, peut l’arriver. Elle ne doit pas oublier que beaucoup de cadres du Nord jouent à l’hypocrisie. Ils (les leaders touaregs) n’ont jamais respecté ni leurs paroles ni leurs signatures. Et Mossa Ag Assarid qui dit : «Tant que l’Azawad ne sera pas un territoire sécurisé, Bamako n’aura pas la paix». Il oublie qu’il y a trois ans que les enfants de l’Azawad ne vont pas à l’école. Il a oublié que c’est le Mali qui l’a recruté à l’école et c’est le fruit de cette instruction qui le permet de s’exprimer sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Il y a combien d’enfants touaregs de la tribu «Korchatane» dont son père est issu qui sont dans l’ignorance du fait de sa faute lui Mossa.

En fait, il ne voit que son intérêt, les autres, ce n’est pas son problème. Mossa Ag Attaher oublie que les trois années perdues sans aller à l’école ne seront jamais rattrapées. Mossa Ag Attaher oublie la citation du grand poète français Alphonse de Lamartine qui dit: «Chaque jour qui passe, l’homme marche vers sa tombe». Mossa Ag Attaher n’a aucune considération pour son peuple et ses enfants. Mossa Ag Attaher a oublié qu’après leur débâcle de Gao en 2012, c’est la France qui les amenés dans ses bagages. Il ne représente rien pour parler de la sécurité du Mali. Il n’est ni indispensable pour le Mali et ni aussi pour son Azawad fantôme. Incha Allah, il ne sera pas aussi un élu par la voix des urnes sur son propre territoire qui est «l’Azawad fantôme».Mossa Ag Attaher et ses amis du MNLA ne sont que des manipulateurs à la solde de l’impérialisme européen. Ils ont reçu le salaire de la trahison.

 

Le samedi 13 septembre 2014, ils n’ont rien trouvé que d’aller manipuler les pauvres commerçants sonrhaïs menant leurs activités de commerce à Kidal. Ils les ont fait sortir et ils les ont provoqués un accident dont une perte en vie humaine et plusieurs blessés. Leurs objectifs consistent à éliminer tout celui qui ne souffle pas dans la même trompette qu’eux. Vous pensez que les Sonrhaïs ont oublié l’épuration ethnique que vous avez faite à Kidal en 2012? Ceux qui ont signé un document de fédéralisme avec vous ont la mémoire courte. C’est à bout portant que les hommes du MNLA ont abattu un commerçant sonrhaï qui menait ses activités de commerce pendant plusieurs années à Kidal, sous les pieds des soldats français. Quel crédit le MNLA a ?

 

 

Il n’a ni honneur, ni dignité, ni personnalité. Voici un fragment de la lettre ouverte du Collectif des cadres sédentaires de la région de Gao : «Les sécessionnistes n’ont aucune conviction idéologique : simple calcul d’intérêt matériel ou politique. Sinon, comment peut-on justifier, après le repli total de l’armée, le pillage de tous les biens devant revenir à cet Etat de l’Azawad, jusqu’aux archives des services techniques et de l’administration qui seront le point de départ de toute administration, même la moins sérieuse? En réalité, cette destruction d’archives est préméditée en vue d’effacer les données héritées de la colonisation où Azawad ne figure pas en tant qu’entité géopolitique ou culturelle. Osons-nous donc croire à un prétendu souci de développement?» (Gao, le 08 juillet 2012).

 

 

La France

La France ne doit pas s’immiscer dans les affaires intérieures de notre pays en mettant les communautés dos à dos. La France a toujours mis l’accent sur les communautés pour appuyer ses thèses coloniales. Si la France pense qu’il y a la question touareg, qui est d’ailleurs un faux problème, il y a aussi d’autres questions comme la question Songhoï, la question Armand, la question Peulh, la question Bwa, la question Sénoufo, la question Mandingue, etc. Le président IBK a dit à la hauteur d’un homme d’Etat ceci : «Ce qui se passe au Mali concerne toute la région. En somme, le tremblement peut avoir le Mali comme épicentre mais ses répliques se ressentiront aussi bien chez les voisins qu’au-delà de leurs frontières. Le médiateur (qui qu’il soit) ne lui demande pas d’appliquer au Mali des solutions qu’il n’a pas lui-même appliquées ou administrées à son pays» (La Nouvelle REPUBLIQUE, n°324 du jeudi 19/0/2014, par Akhimy Maïga).

 

La grosse arnaque

Les responsables politiques maliens doivent se méfier du piège tendu par les indépendantistes touaregs qui consiste à leur miroiter un pouvoir qui leur tend les mains étant les seules capables de l’exécuter dans un Etat fédéré où les principaux instigateurs (MNLA , MAA, HCUA et autres) ne peuvent être que des acteurs pour arriver à dissocier leur territoire «Azawad» riche en mines au reste du pays. Ils ne sont ni instruits, ni nombreux parmi les populations sédentaires à gouverner. La réalité est qu’ils ont besoin de légitimer leur «combat» aux yeux de l’opinion internationale du «cachet sédentaire» pour parvenir à leur dessein. Certainement, le néo apartheid s’installera comme nous l’avons dit plus haut, lorsque sera acquis l’Etat fédéré tant réclamé.

 

Le présent sortant du passé interpelle toutes les populations sédentaires à se mobiliser par tous les moyens, dès à présent, pour parer à cette arnaque qui risquera d’être l’holocauste des populations sédentaires. Le nord du Mali est lié à son sud depuis les millénaires d’années par le commerce, la culture, etc.

 

 

Des hommes du sud ont quitté le Kénédougou, le Mandé pour aller s’instruire à l’Université de Sankoré à Tombouctou. D’ou viennent les Bagayogo de Tombouctou? Réponse : le sud du Mali. C’est le Mansa Kankou Moussa, empereur mandingue qui a construit la grande mosquée Djingaraye Ber de Tombouctou au XIVème siècle et cinq siècles avant l’arrivée des colons français dont leurs petits fils vous manipulent aujourd’hui pour arriver à leurs objectifs.

 

La complicité de l’Occident, de l’Europe à travers l’ONU et son homme de main, M. Ban Ki- moon contre les sédentaires

Tout le jeu de l’ONU à travers la France et ses différentes résolutions sur le Mali, son représentant au Conseil de sécurité, la création de la MINUSMA et la nomination de son chef est visible à travers le traitement qu’on fait aux vaillants soldats de la République du Tchad ; des soldats qui font honneur à l’Afrique et au monde de la paix.

Mais, on veut les humilier et les tuer lâchement petit à petit et les pousser à la sortie. C’est la réaction de M. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU contre la presse tchadienne très critique à son égard. Il n’est rien qu’un homme de main des Américains et des pays européens de l’Union européenne pour parachever leur grand projet au Mali et dans la bande sahélienne. Nous avons en mémoire les propos de l’ancien secrétaire général de l’ONU, M. Pérez de Cuellar, qui a ordonné l’attaque de l’Irak en 1991 par les Américains sous la couverture des Nations unies.

 

Les milliers d’enfants irakiens, l’analphabétisme et la misère des enfants irakiens resteront sur sa conscience jusqu’à sa mort. Nous savons que l’ancien secrétaire général de l’ONU, M. Dag Hammarskjöld, a été assassiné par ceux qui ont donné l’ordre d’assassiner M. Patrice Emery Lumumba.

 

En conclusion, il faut donner la chance à nos frères égarés et être vigilants car chaque homme peut fauter une fois.

 

 

Vive le Mali dans toute sa diversité.

Haro sur les manipulateurs.

 

Yacouba ALIOU

SOURCE: Inter De Bamako
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