Régions du nord du Mali : Des routes et des aéroports pour amorcer le développement

Du 24 au 25 mars 2016, à l’hôtel Salam, le Ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement (METD), à travers ses  structures en charge des infrastructures  de transport, a  procédé à des concertations sectorielles avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) pour  la mobilisation de  près de 500 millions FCFA. L’objectif est de permettre, par la réalisation de projets, à désenclaver et développer les infrastructures  de transport des régions du nord du Mali. La cérémonie, présidée par le Premier ministre Modibo Keïta, a vu la participation de plusieurs membres du gouvernement et autres personnalités.

modibo keita pm premier ministre chef gouvernement discours

Ces projets d’infrastructure concernent la construction et la réhabilitation de cinq (5) axes routiers  et de cinq (5) aéroports dans les régions du nord du Mali. Leur financement est assuré conjointement par le budget national et les fonds alloués par les partenaires techniques et financiers. Ce sont des projets qui s’inscrivent parmi les actions prioritaires des axes stratégiques n°1 et n°3 de la Politique sectorielle. Ils répondent au vœu du  Président IBK qui a placé le désenclavement du Mali dans ses priorités à l’horizon 2018.

Les routes

Les axes routiers à réaliser sont ceux : d’Ansongo-Ménaka-Amberaboucane-Frontière nigérienne, sur 320 km avec un coût de réalisation de  70 milliards FCFA. Ses études sont financées à concurrence de 285 millions FCFA par l’UEMOA ; Sévaré-Douentza-Hombori-Gao sur 520 km avec un coût de réalisation de 98 milliards 800 millions FCFA. La BAD et les Fonds arabes sont ses principaux bailleurs. La construction et le bitumage de l’axe Koro-Douentza-Tombouctou est prévue sur 323 km avec un coût de 97 milliards FCFA. La construction de la route Gao-Bourem-Tahoussa sur une distance de 130km dont la réalisation a connu du retard à cause de la crise multidimensionnelle dans sa zone d’intervention, s’inscrit dans l’aménagement  du barrage de Tahoussa. Les marchés et la surveillance des travaux sont déjà attribués. Sous l’égide du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, les travaux vont instamment commencer. Son financement est assuré par la BOAD,  le Fonds Saoudien du Développement et l’Etat du Mali. L’axe Bourem-Anéfis-Kidal-Frontière algérienne sur 651 km va coûter 135 milliards FCFA.

Les aéroports

Les projets aéroportuaires concernent la réhabilitation de l’aéroport de Gao. Celui-ci  va coûter 14,7 milliards FCFA ; la construction d’un nouvel aéroport à Kidal pour un coût de 32 milliards 250 millions  FCFA ; la construction d’un aéroport à Taoudéni  à 35 milliards, pour un délai d’exécution de 18 mois. Son étude de faisabilité est terminée ; la construction de l’aéroport de Tessalit pour un coût de 18 milliards FCFA dont les études sont déjà disponibles ; la construction de l’aéroport de Ménaka pour un coût de 32 milliards 500 millions FCFA, ses études sont déjà réalisées.

La réalisation de ces projets, pour la concrétisation des Accords issus du processus d’Alger

Hélène  N’Garnim-Ganga,  le chef de file des PTF et du secteur transport-BAD, a souhaité que les différents projets permettent de désenclaver le septentrion et faciliter la libre circulation des personnes et de leurs biens, notamment sur les axes routiers frontaliers du Niger et de l’Algérie ainsi que l’ouverture aérienne vers le reste du monde. A ses dires, la réalisation desdits projets permettra la concrétisation des accords issus du processus d’Alger et la matérialisation des dividendes de la paix. Le chef de file a aussi averti que le vrai défi n’est pas de construire les infrastructures mais de garantir leur durabilité pour rendre pérenne le réseau.

Avant de procéder à l’ouverture des travaux, le Premier ministre Modibo Keïta n’a pas manqué de saluer les PTF pour le grand intérêt qu’ils  accordent au désenclavement de notre pays. Pour lui, la réalisation de ces projets contribuera à moderniser notre réseau routier pour l’instauration d’une paix durable, gage de tout développement au bénéfice des populations des régions  du nord du Mali

Gaoussou Madani Traoré

Source : Le Challenger

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