Processus de paix : 4 mouvements dénoncent la violation du principe de l’inclusivité

A la veille de l’ouverture de la 18e session du CSA, qui devait se tenir hier lundi 10 juillet 2017, mais a été reportée à une date ultérieure, à cause de la reprise des violences armées à Kidal, quatre mouvements de la CMA ont adressé une missive au Chef de file de la Médiation internationale, l’Algérie.

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Ces quatre mouvements sont notamment la CPA, la CMFPR II, le MSA et le CJA, tous se revendiquant de la CMA. Parmi ces mouvements, deux, en l’occurrence la CPA et la CMFPR II, siègent aux réunions du Comité de suivi de l’accord.

Ainsi, dans cette lettre, ces mouvements dénoncent la persistance du dysfonctionnement au sein de la CMA. Pour eux, trois composantes de cette organisation, à savoir le MNLA, le HCUA et le MAA-dissident, veulent monopoliser toutes les décisions en excluant tous les autres mouvements. Ce, en violation flagrante de l’article 10 du règlement intérieur du CSA reconnaissant l’appartenance de la CPA et de la CMFPR II à la CMA et le principe de l’inclusivité prôné par l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Ils ont affirmé n’avoir jamais été associés par les trois mouvements de la CMA de Kidal aux réunions et aux prises de décisions. Ils ont également indiqué n’avoir jamais reçu d’information concernant les activités auxquelles les ex-rebelles kidalois sont invités à participer aussi bien par le Gouvernement malien que la Médiation Internationale.

Ils mettent en garde contre les blocages du processus de paix auxquels cette situation pourrait conduire. Comme c’était le cas pour le démarrage des activités du MOC de Gao, lorsque des éléments issus des mouvements signataires ont été bloqués pendant plusieurs jours aux portes de la ville par d’autres qui dénonçaient leur exclusion.

Par ailleurs, ces mouvements estiment que les décisions prises en leur absence ne sauraient les engager. Tout en menaçant d’user de tous les moyens dont ils disposent pour les faire échouer.

Ainsi, c’est donc une nouvelle impasse qui se profile pour la mise en œuvre de l’accord, qui a déjà connu un très grand retard. La question de l’inclusivité semble toujours d’actualité puisque certains mouvements, se sentant lésés, continuent de brandir des menaces de blocage.

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