Prémices de paix au Mali?

C’est une avancée importante dans le règlement du conflit malien. Le gouvernement vient de signer à Alger un accord de «paix et de réconciliation» avec une partie des groupes armés du Nord du pays. Le Maroc s’était proposé comme médiateur dans le conflit de ce pays d’Afrique de l’Ouest. L’accord d’Alger intervient après des négociations entamées depuis juillet 2014 entre l’ensemble des acteurs du conflit. Mais il reste pour l’instant fragile.

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La Coordination des mouvements de l’Azawad qui regroupe plusieurs groupes rebelles notamment le MNLA, souhaite d’abord consulter les populations qu’elle représente avant de se prononcer.  «Un accord non partagé avec les populations avait peu de chance d’être appliqué sur le terrain», a indiqué un porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Le discours est différent du côté des signataires. «Nous ferons tout pour que cet accord vive et qu’il permette à toutes les populations de se retrouver, de vivre ensemble comme par le passé solidairement et fraternellement», a déclaré Harouna Toureh, porte-parole des mouvements armés pro-gouvernementaux.
Paris, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, appelle tous les groupes du Nord à parapher le document. En 2013, l’intervention militaire de la France avait en partie contribué à contenir la poussée des mouvements rebelles du nord du Mali qui menaçaient de descendre vers Bamako. Depuis 2014, une mission de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU a été déployée dans le pays, avec un champ d’action qui s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne. Mais la situation demeure instable, en témoigne la recrudescence des attaques.
Le conflit dans le Nord a fortement ralenti l’élan du pays. La croissance a été nulle en 2012 et s’est établie à seulement 1,7% l’année suivante. L’intervention militaire internationale a permis à l’économie de retrouver un peu de vigueur avec une croissance estimée à 5,8% en 2014. Le PIB devrait évoluer de 5,5% cette année selon les prévisions. Le retour au calme dans le Nord du pays sera d’abord bénéfique pour le Mali, pour ses pays voisins mais également aux partenaires économiques. Des banques aux télécoms, les entreprises marocaines sont fortement implantées dans le pays.
F. Fa –

Source: leconomiste.com

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