Paix et sécurité : LA MINUSMA OCCUPE LE TERRAIN

Dans le cadre des opérations sécuritaires, la Force de la MINUSMA a effectué 446 patrouilles, tenu 241 checkpoints et opéré 70 escortes. La police des Nations Unies, UNPOL, a, de son côté, effectué 337 patrouilles dont 8 escortes

Mahamat Saleh Annadif patron chef representant secretaire nations unie onu minusma

La MINUSMA a fait le point des activités menées lors de son traditionnel point de presse tenu hier. Au cours de la semaine, l’on retient que dans le cadre de son mandat de bons offices pour contribuer à faire avancer le processus de paix, le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSMA, M. Mahamat Saleh Annadi, a intensifié des contacts avec les hauts responsables des parties signataires de l’Accord ainsi que de la Médiation internationale en vue d’encourager des discussions constructives entre les parties signataires pour parvenir à des décisions consensuelles dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Il s’agissait aussi de résoudre les obstacles qui freinent la progression du processus de paix et d’arrêter les actions à mettre en œuvre dans l’application des engagements pris dans l’Accord de paix. Ces contacts ont eu lieu en marge des travaux de la 15è session du Comité de suivi de l’Accord tenue le 30 et 31 janvier dernier.
Par ailleurs, la représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, Mme Mbaranga Gasarabwe,  s’est rendue le 26 janvier à Mopti dans le cadre d’une visite de donateurs, notamment l’Allemagne, la Suisse, la Suède et l’Union Européenne. La délégation a visité plusieurs projets, notamment le Centre de santé communautaire de Sévaré qui avait bénéficié du financement du Fonds central de réponse aux urgences (CERF) en 2016. Mme Mbaranga Gasarabwe et son équipe ont ensuite rencontré le Gouverneur, avant de participer à une réunion de l’équipe humanitaire pays. Les échanges ont porté sur les défis liés à l’insécurité grandissante dans le centre du Mali et ses conséquences sur les populations et sur la réponse appropriée à développer au cours de l’année pour mieux soutenir les communautés.
Au niveau de la Commission technique (CTS), une réunion s’est tenue le 26 janvier à Bamako. Elle était présidée par le commandant par intérim de la force de la MINUSMA, le général Amadou Kane. C’était en présence des représentants des groupes armés de la Plateforme, de la CMA, du gouvernement malien et des différents partenaires, dont l’Union européenne, l’Union africaine, la CEDEAO et la force Barkhane, ainsi que des représentants des pays facilitateurs à savoir la Mauritanie, le Nigeria, le Burkina Faso et l’Algérie. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment la situation sécuritaire au Mali, l’installation du MOC de Kidal et de Tombouctou et le démarrage officiel des patrouilles mixtes, un volet important du processus de paix. Parmi les recommandations à l’issue de la réunion, le paiement par le gouvernement des droits des éléments du bataillon du MOC de Gao, le lancement officiel de la première patrouille mixte en présence de tous les leaders des mouvements ou leurs représentants, la libération du camp 1 de Kidal par la CMA en vue de permettre le démarrage des travaux de réhabilitation et une décision concernant la situation des 150 combattants en attente d’intégration au MOC de Gao. La prochaine réunion de la CTS se tiendra les 16 et 17 février à Bamako.
Dans le cadre de la stabilisation et du relèvement, la division stabilisation et relèvement de la MINUSMA vient de publier son bulletin mensuel. Cette division travaille à mettre en collaboration les différents partenaires des Nations unies et de la communauté internationale dans le cadre de l’appui aux efforts de stabilisation au Mali, à travers des projets qui visent la consolidation de la paix et la relance socio-économique au Mali. Depuis 2013, 146 projets à impact rapide ont été réalisés et 76 en cours de réalisation avec un budget de 11,8 millions de dollars US. En 2015, le Fonds de consolidation de la paix (PBF) a initié 5 projets sur 18 mois et pour un budget de 10,9 millions de dollars US.
En qui concerne le Fonds d’affectation spéciale pour la paix et la sécurité au Mali, on dénombre 20 projets finalisés ou proches de l’être et 61 projets en cours pour un coût de 22,2 millions de dollars US. À noter que les pays contributeurs à ce fonds sont l’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, l’Irlande, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, la Turquie, en plus des Nations Unies.
Le 25 et 26 janvier dernier, la MINUSMA a aussi inauguré deux projets à impact rapide au profit des femmes des cercles de Goundam et Niafunké. Le premier consiste à la réhabilitation du Centre multifonctionnel des femmes de Goundam. Le deuxième est celui de la construction et de l’équipement d’une unité de transformation des produits locaux, destinée à 88 associations de femmes de Niafunké. Ces deux projets ont coûté 58 millions de Francs CFA. Le 29 janvier, une équipe multidisciplinaire de la MINUSMA a participé à une mission à Djebok pour l’inauguration du projet à impact rapide portant sur la «Réhabilitation et équipement de la maison de la radio locale Alghafiat ». La mission a également permis à la MINUSMA, notamment la division des Affaires civiles, de s’entretenir avec la population. Il a été observé que l’accès à l’eau demeure un problème majeur pour la communauté, car deux châteaux d’eau seraient en panne depuis plus d’un an.
Le 29 janvier, une patrouille de sécurité coordonnée MINSUMA-FAMAs a été organisée à Ansongo, dans la région de Gao, à la suite d’informations selon lesquelles de hommes armés sont présents dans la forêt de Tihamane. Au niveau des opérations, la Force de la MINUSMA a effectué 446 patrouilles, tenu 241 checkpoints et opéré 70 escortes. La police des Nations Unies, UNPOL, a, de son côté, effectué 337 patrouilles dont 8 escortes. Le 27 janvier, un véhicule blindé de la MINUSMA escortant un convoi logistique vers Douentza sur l’axe Gao-Gossi a heurté un engin explosif improvisé ou une mine.
Seuls des dommages matériels ont été rapportés, forçant temporairement le convoi à l’arrêt. Entre 2012 et 2016, plus de 60 % des victimes de restes explosifs de guerre et d’autres engins explosifs enregistrées étaient des enfants. En 2016, le pourcentage d’enfants victimes de restes explosifs de guerre est passé à plus de 90%.

Synthèse M. KEITA

 

Source: essor

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