Mali: remise en liberté du cadre du MNLA arrêté à Gao

«Je vais bien mais je suis incapable de dire pourquoi j’ai été arrêté», voila la première déclaration, au micro de RFI de Mohamed Zeiny Aguissa. Ce cadre du MNLA, membre de la délégation qui négocie avec l’Etat malien, à Alger, a été arrêté dimanche soir à son domicile, près de Gao. Il a ensuite été transféré à Bamako où il était détenu dans les locaux de la sécurité d’Etat. Mohamed Zeiny Aguissa a été remis en liberté, ce jeudi 2 octobre.

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Arrivé samedi soir d’Alger, Mohamed Zeiny Aguissa passe la nuit au camp de la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Dimanche, il part dans son village situé à 25 km sur la route de Tombouctou. C’est chez lui qu’il est arrêté par l’armée, en fin de journée, et ramené à Gao pour être interrogé.

« Moi-même, je ne sais pas ce qui m’est arrivé. J’ai été interpelé par l’armée à mon domicile. C’était un agent de la gendarmerie, un des responsables dont je ne connais pas le nom ni le grade et de là, j’ai été transféré à Bamako. J’ai été entendu une seconde fois par la Sécurité militaire. Là aussi, je ne connais ni le nom ni le grade de la personne. On m’a posé des questions sur ma situation au sein du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et sur mon adhésion jusqu’au jour d’aujourd’hui », raconte Mohamed Zeiny Aguissa.

Joint mercredi soir par RFI, le ministre malien de la Justice, Mohamed Aly Bathily, n’était pas en mesure de localiser Mohamed Zeiny Aguissa. Les diplomates algériens, les groupes armés, toutes les parties ont cherché à le faire libérer. C’est au final le général Kazura, le chef militaire de la Minusma, qui est allé le chercher.

« C’était en présence du général Kazura. Devant lui, on m’a dit « tu es libre. Tu peux aller où tu veux, partout au Mali », précise-t-il.

Quatre jours éprouvants qui ne sont, au final, pour Mohamed Zeiny Aguissa qu’un incident. « Il y a eu des situations désagréables mais je crois que les choses vont rentrer dans l’ordre. Pour moi, c’est un incident malheureux qui est arrivé. Nous devons tous – moi, le gouvernement du Mali et les mouvements – aller ensemble pour construire la paix. La paix a un prix », a-t-il déclaré, à RFI, ce cadre du MNLA.

Par RFI

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