Législatives 2013 : Trois rebelles pour défendre les couleurs du RPM

Dans le cadre des élections législatives de Novembre 2013 trois chefs rebelles se lancent en course pour la conquête de l’hémicycle sous la bannière du parti présidentiel (RPM) d’Ibrahim Boubacar Keïta.

Rassemblement Pour le Mali (RPM)

Ahmada Ag Bibi, Inawelène Ag Ahmed et Mohamed Ag Intallah,  trois hommes, un point commun. Ils sont tous rebelles, candidats aux élections législatives et au compte d’un seul et  même parti, le RPM (Rassemblement pour le Mali). Le premier, Ahmada Ag Bibi n’est plus à présenter. Ayant participé aux rebellions successives, Ahmada Ag Abibi a même été signataire de l’Accord d’Alger en 2006. Jusqu’à l’intervention militaire de la France en janvier 2013 Ag Bibi était le numéro 3 du tristement célèbre mouvement terroriste. Il s’agit du mouvement Açar dine d’Iyad Ag Agaly. Il est désormais candidat du Rpm dans la circonscription électorale d’Abeibara pour les élections législatives de 2013.

 

Quant au second, Inwelène Ag Mohamed. Jusqu’à sa fuite, il était contrôleur de douane, servant à Kidal. Ce bandit de grand chemin, est lui aussi candidat sur la liste RPM à dans la circonscription électorale de Kidal.

 

Le troisième se nomme Mohamed Ag Intallah à ne pas confondre avec son jeune frère Alghabass Ag Intallah, l’actuel député de Kidal et non moins bras droit d’Iyad Ag Aghaly le chef d’Ançar dine, avant l’opération serval. Mohamed Ag Intallah est cadre du HCIA (Haut conseil islamique de l’Azawad), un mouvement qui a été crée par son frère Alghabass après avoir fait défection du mouvement Ançar dine en janvier 2013.

 

Ainsi après la levée des mandats d’arrêt les hommes qu’on espérait voir derrière les barreaux pour avoir commis des crimes de sang, de guerre ou des crimes contre l’humanité, nous revient avec une odeur d’honorabilité, squatter les couloires de l’hémicycle. Et cela avec la bénédiction du parti présidentiel (RPM).

 

Pendant ce temps le pauvre gouverneur de Kidal avec ses préfets et sous préfets restent cloitrer dans les locaux exigus de la  mairie de Kidal, risquant ainsi leur vie.

 

Réconciliation d’accord mais n’est-il pas mieux de rendre justice d’abord ?

 

Beaucoup de Maliens considéraient Ibrahim Boubacar Keïta comme l’homme de rupture, mais depuis son investiture l’homme donne l’impression de suivre les traces de son prédécesseur Amadou Toumani Touré. Alors que dans une interview qu’il a accordée à notre confrère Christophe Boivouvier de RFI, IBK avait laissé entendre à propos de l’évacuation de Tessalit par l’armée malienne en février 2011 « il y a une très lourde responsabilité qui a été prise par le chef de l’Etat (ATT) et elle doit être assumée. »

 

IBK fera –t-il-mieux que qu’ATT ? Croisons les doigts !!!

 

Lassina NIANGALY

Source: Tjikan

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