Le terme génocide : Quand le MNLA ignore son sens

Le terme génocide revient souvent dans la bouche de certains leaders du MNLA. On se demande s’ils connaissent réellement le sens du mot.  Le mot a été employé pour la première fois en 1915, quand l’empire Turco-Ottoman  qui soupçonnait les Arméniens  de complicité avec les alliés procédèrent à leur extermination massive.  Couramment certains leaders du MNLA  utilisent ce terme contre le Mali. Dans ce pays, il n y a  jamais eu génocide.  

Algabass ag Intalla ansr dine Ahmed Ould Sidi Mohamed MAA protocle accord negociation pourparlers azawad

Le Mali est un pays millénaire dont  le melting pot  entre les populations  a été une réussite totale. La preuve l’empereur Kankou Moussa a eu des conseillers arabes. Mieux Askia Mohamed qui a été nommé calife du Soudan après un pèlerinage à la Mecque qui dirigeait l’empire Songhaï   était soninké. Il n’a jamais été stigmatisé parce qu’il est Soninké.   Après avoir échoué à déchirer ce brassage qui est l’une des forces du Mali, certains leaders du MNLA  à court d’argument ont fait du terme génocide leur mot de passe  en occident. Dans le  cas Malien le terme est inapproprié. En réalité ces apprentis sorciers qui sont  à la solde de l’occident ignorent tout du mot génocide.  Ceux qui parmi eux essayent de mettre sur la table la répression du Capitaine Djibi Sylla Diarra à Kidal se trompent. La plupart des victimes étaient des rebelles pris les armes à la main, donc  on ne peut pas parler de génocide.    Que dire du massacre d’Aguelhoc que  des leaders du MNLA   ont essayé de nier en allant dire sur   les ondes de la RFI  que cet acte est l’œuvre de l’Armée Malienne qui par erreur à bombarder ses propres positions. En effet le génocide contre le peuple Arménien a été tel que le parlement Turc refuse de le reconnaitre. C’est l’une des causes des crises à répétition qui oppose Ankara et Paris. La France ne rate aucune occasion pour essayer de contraindre la Turquie à reconnaitre enfin le premier génocide du 20eme siècle. Que dire du génocide du peuple juif   par Hitler au nom d’une doctrine pseudo-scientifique du racisme. A travers les camps de concentrations, les chambres à gaz, les fours crématoires  la solution finale n’est pas arrivée à bout du peuple juif incarné aujourd’hui par le turbulent Etat d’Israël. L’Etat hébreux a  à son actif les massacres de Chabra et Chatila. En 1982, Israël dans le cadre de l’opération paix en Galilé envahi le Liban-Sud. Celui qui dirigeait les opérations n’est autre que l’ancien premier Ministre Israélien le cynique Ariel Sharon qui est d’ailleurs mort de sa belle mort sans répondre de ces massacres. Tsahal à l’époque avait armées une milice appelée armée du Liban sud, les Libanais gardent encore en  mémoire les  exactions de ces milices.  Le jour du massacre dans les camps de Chabra et Chatila, les phalangistes l’ont fait sous le nez et la barbe des militaires Israéliens qui n’ont pas bougé d’un iota. Après le massacre, ils essayeront de camoufler la chose  en utilisant des bulldozers pour enterrer morts et blessés   mais des journalistes téméraires ont eu l’information à temps réel et le monde entier   en sera horrifié. Ce massacre sera suivi par celui de Hama en Syrie en 1984. Cette ville sera soumise à un blocus suivi d’un massacre qui fera plusieurs morts et l’auteur de ce carnage n’est autre que le père de celui qui dirige la Syrie sous les bombes Hafes El Assad. Que dire du massacre des Kurdes par Saddam Hussein dans le cadre de l’opération Hanfal. Ces hécatombes ont été mises au goût du jour  parce que ces deux dirigeants ont tourné les talons à l’occident. En 1995 des centaines de musulmans seront massacré à Srebrenica en Bosnie-Herzegovine sous le nez et la barbe des casques bleus  Néerlandais, certains auteurs de ce massacre courent toujours.    En Afrique le massacre de Soweto en 1976 en Afrique du Sud restera célèbre à jamais.  Des femmes et des enfants qui voulaient exprimer leur Ras –le bol face à la ségrégation raciale sont pris à parti par la police du régime raciste, point besoin  d’estimer le nombre de morts. Cette page sombre de l’histoire  Africaine  restera à jamais  célèbre parce que c’est au nom de la liberté.  En Somalie l’ex dictateur Mohamed Siad Barré pour consolider son pouvoir et étouffer tout mouvement de protestation va détruire systématiquement la ville d’ Hargeisa. Le terme génocide sur le continent  Africain est couramment employé depuis la crise  Rwandaise   qui débute le 6 avril 1994 suite à la mort du président Juvénal Habyarimana. D’avril à Août Tutsi et Hutu se livreront  aux pires massacres. Des massacres qui feront environ 1 million de mort.  Paul Kagamé qui avec le Front Patriotique Rwandais prendra le pouvoir par la suite mettra cela sur le compte de  la France et de la Belgique.     Que dire du massacre de Haiphong en 1946 au Vietnam. Suite à une révolte de cette ville portuaire  contre la présence Française, elle  est violemment bombardée par la marine hexagonale le bilan plus de 6000 morts. A cela il faut ajouter le massacre du village de  My LAI resté célèbre, il est l’œuvre des soldats Américains qui combattaient le Viêt-Cong favorable à la réunification du pays. Histoire de dire aux occidentaux et à leur  larbin du MNLA  que le mot génocide n’a pas sa place  dans ce pays légendaire, havre de paix et de concorde où l’étranger est mieux traité que l’autochtone.

Badou S. Koba             

SOURCE: Tjikan  du   14 nov 2014.
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.