Le Mnla et la haine des noirs : Une chasse aux noirs organisée à Kidal

azawadPour fêter l’anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’Azawad, les éléments du Mouvement national de libération de l’Azawad ont décidé de lancer une chasse aux noirs dans la ville de Kidal, à en croire des sources proches du Collectif des ressortissants du Nord. Des exactions auxquelles assistent indifférents les militaires français présents dans la localité. 
L’arrivée du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius pour une « visite d’amitié et de travail » à Bamako coïncide avec un début de polémique sur une chasse à l’homme lancée cette semaine par le Mouvement national de libération de l’Azawad contre les personnes à la peau noire dans la ville de Kidal où les scissionnistes ont voulu fêter cette semaine  le 1er anniversaire de la déclaration de l’indépendance de l’Azawad. Une nouvelle provocation  qui met en colère les organisations des ressortissants du nord à Bamako. Dans un communiqué rendu public hier soir, le Collectif des ressortissants du Nord a dénoncé les exactions contre les noirs et a vigoureusement fustigé l’attitude des soldats présents dans la ville de Kidal. Lesquels ferment les yeux sur les violences exercées sur ceux que les rebelles désignent comme des « intrus ».
Cette chasse aux noirs confirme les accusations de  racisme porté contre le MNLA par les touaregs noirs. Elle va surtout salir l’image de la France au Mali et de son président, François Hollande, accueilli au Mali en février dernier comme un messie venu sauver les Maliens d’une dictature terroriste, mais l’enthousiasme des Maliens s’était par la suite douché par la gestion de  la ville de Kidal
Après avoir pris le contrôle de Kidal  le 30 janvier, les troupes françaises avaient laissé la dernière grande ville du Nord sous le contrôle de groupes armés, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA, islamistes dissidents) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, autonomistes touareg).
Le MIA avait même  lancé un appel pressant à la communauté internationale et à la France pour que l’armée malienne et les forces de la Cédéao (communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) ne pénètrent pas sur le territoire de l’Adrar des Ifoghas, région de Kidal, avant qu’une solution politique ne soit trouvée.
du côté de l’armée malienne, on veut maintenant mettre fin à cette « situation inacceptable ». avec le déploiement des bérets rouges, une entrée des troupes maliennes à Kidal est attendue dans les prochains jours. Histoire de mettre définitivement fin à la comédie et aux provocations des rebelles. En attendant, c’est au ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius de s’expliquer aujourd’hui sur l’attitude de son pays sur le cas « Kidal ».
Abdoulaye DIAKITE

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