Le gouverneur Abdoulaye Cissé, en tournée dans la Région de Mopti rassure les populations

Mopti, 19 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Mopti, le général de brigade Abdoulaye Cissé, à la tête d’une forte délégation, a effectué, la semaine dernière, dans les Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro, une visite de terrain don un des objectifs essentiels était de renforcer la présence des autorités aux côtés des communautés du Centre du Mali éprouvé par les violences.

Pour la circonstance, il était accompagné du président du Conseil régional, Macky Cissé, du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, commandant du théâtre des opérations du Centre et de nombreuses autres personnalités.

Dans ces localités éprouvées par les conflits communautaires exacerbés par des actions terroristes, le gouverneur Cissé est allé à l’écoute des populations à la base, échanger avec elles sur les préoccupations locales, nationales et, surtout, passer les messages de paix et de réconciliation qui sont aujourd’hui les priorités des plus hautes autorités du pays.

A Bandiagara, capitale du Nagabanou, première étape de cette visite, la délégation a rencontré les notabilités et les élus sous l’arbre à palabre du palais Aguibou Tall. Au cours de la rencontre, le coordinateur des chefs de quartiers, Ousmane Ganabé. a égrené le chapelet de difficultés avec au centre l’insécurité. Selon M. Ganabé, le problème de sécurisation de Bandiagara, qui est la porte d’entrée du pays dogon, a été posé à plusieurs reprises devant les autorités.

Le maire de la Commune de Doucombo a, quant à lui, présenté la situation de sa collectivité où plus de 155 ménages dont 1031 personnes des villages de Déguembéré, Tilé Kanda et Goulo sont déplacées à Bandiagara.

Selon l’élu local, l’hivernage a été pauvre en pluie et en emblavure, ajoutant que ceux qui ont pu cultiver n’arrivent pas à récolter par peur des attaques d’individus armés.

Après la visite du site des déplacés hébergés dans les logements sociaux, le gouverneur a présidé la cérémonie de remise de kits scolaires aux enfants démunis de Bandiagara.

La délégation a, ensuite, mis le cap sur Koro où elle s’est rendue dans le village de Bih, à la frontière avec le Burkina Faso, pour constater les dégâts causés par les terroristes sur le pont, qui ont occasionné la perturbation du trafic sur ce corridor appelé « route du poisson ».

Elle a, ensuite, rencontré les autorités administratives et politiques ainsi que les forces vives de Koro. Les échanges ont été dominés par la situation sécuritaire et la destruction du pont de Bih qui asphyxie l’économie du cercle.

Sur ce point, le gouverneur a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer le pont, dans un bref délai, afin que le trafic reprenne sur ce troncon.

Selon le général de brigade Abdoulaye Cissé, au regard de l’importance de ce corridor sur le plan économique pour la région, il n’y a pas de raison que les travaux trainent.

« C’est pourquoi une section des Forces armées maliennes (FAMa) a été déployée pour sécuriser les lieux, depuis plus d’une semaine », a-t-il indiqué, sous les ovations de l’assistance.

A Bankass, la délégation a mené le même exercice de l’écoute des populations. Là également, Abdoulaye Cissé, a promis que la sécurité sera renforcée à Bandiagara et que la région va faire don de 2 tonnes de mil et la même quantité en riz aux déplacés de Doucombo. Sur le plan sécuritaire, estimant que l’Etat seul ne peut pas tout régler, le gouverneur a invité les sages de Bandiagara à s’investir auprès des populations pour qu’elles acceptent l’installation de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), contestée dans la ville.

Quant au général de brigade Kéba Sangaré, il a souligné que la diminution des effectifs au niveau d’une base n’est nullement un abandon des populations. Mais plutôt une tactique pour le maillage de zone dans un combat asymétrique que mène l’ennemi. « Nous sommes en offensive, il faut aller trouver l’ennemi partout où il est, cela nécessite beaucoup d’hommes à la fois. Les avions que vous voyez, tous les jours, au dessus de vos têtes, c’est l’armée qui est là », a-t-il martelé.  Il est, aussi, revenu sur la nécessaire collaboration des populations, en fournissant des informations fiables à l’Armée.

Le général Kéba Sangaré indiques aux populations que les fausses alertes dérangent le dispositif d’intervention. « Sur instruction du chef d’état-major général des Armées, nous sommes présents auprès de vous et pour vous », a-t-il dit, avant d’ajouter que les FAMa continueront à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens « jusqu’à l’ultime sacrifice ».

DC/MD (AMAP)

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *