Koro : Le village de Yoro s’est vidé de ses habitants

Koro, 4 juillet (AMAP) Les habitants de Yoro, chef-lieu de la commune du même nom, à environ 145 km de Koro (Centre), ont quitté le village, laissant derrière eux tous leurs biens, a appris, mercredi, l’AMAP de sources locales.

Selon des autorités locales, face à la multiplication des attaques et n’ayant pas d’autres moyens de défense contre des assaillants lourdement armés et en nombre de plus en plus important, les populations se disent obligées d’abandonner leur localité.

Dans la nuit du 17 juin dernier, une attaque d’hommes armés non identifiés a fait 24 morts à Yoro et 17 morts à Gangafani, dans la même commune. Cette agression a occasionné un déplacement massif des populations de Yoro vers Dinangourou, la commune voisine, et vers le Burkina Faso. Quelques jours après, les assaillants sont revenus au village et ont tué deux personnes et pillé des magasins.

Dimanche dernier, certains habitants de Yoro et de Guiri, voulant échapper aux attaques, ont emprunté un tricycle pour se rendre au Burkina Faso. En traversant Yoro, en provenance de Guiri, leur tricycle a heurté un Engin explosif improvisé (EEI) à l’entrée de Yoro, tuant sur le coup les 11 occupants.

Une certaine psychose gagne tout le secteur et une situation de désolation s’installe. Les assaillants profitent du vide laissé par les populations pour piller les magasins, les greniers et tous les objets de valeur laissés par les populations déplacées.

Jadis, Yoro était une commune paisible où les populations menaient, en toute quiétude, leurs activités agricoles et de maraichage. La commune dispose d’une importante retenue d’eau qui permet aux populations de faire du maraichage en toute saison. La vente de la production maraichère apportait des revenus substantiels à l’économie locale.

Les populations de Yoro sont convaincues, devant la fréquence et la violence des attaques, que les assaillants ont décidés de les chasser de la zone. Elles estiment qu’il y a urgence de mener des actions fortes dans tout le secteur, notamment une présence permanente de l’armée, pour permettre aux habitants de revenir, au plus vite, dans leur village, en cette période cruciale de début de l’hivernage.

MD (AMAP)

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