Insécurité au nord et au centre du Mali, le doute plane sur la rentrée scolaire 2017-2018

À moins d’un mois de la rentrée scolaire 2017-2018, « des mesures concrètes » n’ont pas été prises afin de garantir le retour de l’école dans les zones de conflits selon une source syndicale de l’éducation. À cause de l’insécurité qui sévit tant au nord qu’au centre du pays, des centaines d’écoles ont été fermées au Mali l’année dernière. Les organisations humanitaires ont confirmé que l’insécurité a conduit à la fermeture de 500 écoles, ce qui représente une forte augmentation par rapport aux années précédentes.

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Quelque 296 écoles ont été fermées dans les zones touchées par la crise sécuritaire à la fin de l’année scolaire 2015/16. Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA)déclarait en son temps que la raison de cette augmentation, outre l’insécurité persistante, en particulier dans la région de Mopti, était l’absence d’enseignants qualifiés et le manque d’autorités politiques et administratives.
L’Ambassadeur des États-Unis au Mali s’était rendu dans la région de Mopti en août dernier pour évaluer les activités humanitaires, éducatives et de développement réalisés par le gouvernement américain dans cette région. De cette visite, il est ressorti que sous la menace de violences de nombreuses écoles ont été fermées dans les parties Nord et Centre du Mali« Nous allons travailler avec le gouvernement du Mali, les autorités locales, et les communautés afin de rouvrir, pour la prochaine année scolaire, les écoles fermées »,a indiqué l’Ambassadeur Paul Folmsbee.
Les États-Unis, à travers l’USAID, offrent présentement une assistance de 34,8 millions de dollars au service de l’éducation dans les régions du Nord et du Centre du Mali, dont Mopti. Cette contribution soutient les activités d’urgence de l’éducation, la formation des enseignants, et les infrastructures scolaires.

Le secrétaire général des syndicats des enseignants du secondaire de l’État et des Collectivités s’est dit « optimiste » pour la rentrée prochaine des classes notamment avec le déploiement du G 5 sahel. Toutefois, selon lui « l’État s’attèle à dire que des dispositions sécuritaires seront mises en place alors que des actions concrètes ne sont pas encore visibles sur le terrain. »
Tiemoko Daou, secrétaire général des syndicats des enseignants du secondaire de l’État et des Collectivités :

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 Pour le porte-parole du collectif des enseignants du secondaire du nord, il serait « difficile » de rendre effective la rentrée scolaire dans les localités où règne encore l’insécurité. Selon lui, « il serait complexe de demander aux enseignants de se rendre dans des zones où même l’État est absent ». Pour lui, « Il incombe à État de prendre les mesures appropriées afin d’assurer une bonne reprise scolaire dans ces zones ».

Mohamed Aguissa :

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