IBK aux ordres de la CMA

Très pressé de voir les membres de la CMA, le chef de l’Etat est venu très tôt. Il a été alors obligé de faire une heure d’attente dans le salon d’honneur. Alors que son entrée dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB avait été annoncée  par le protocole. IBK, qui fait attendre les autres, a été obligé d’attendre l’arrivée des membres de la CMA, alors que ceux-ci étaient dans leurs différents hôtels Bamakois en train de respirer de l’air frais. Le président malien n’a pas rouspété. Au contraire, il est resté sage comme une image et a calmement attendu l’arrivée des responsables de la CMA au CICB. Ce sont les ministres Abdoulaye Diop, Zahabi Sidi Mohamed, Hamadoun Konaté, le fiston national Katio, qui sont partis accueillir les membres de la CMA afin de les diriger vers la salle de la cérémonie. C’est Zahabi qui a tenu la main de Alghabass Ag Intalla jusque dans la salle. Les responsables de la CMA n’ont été soumis à aucun contrôle de sécurité. Selon des membres du protocole, ce serait une consigne du président de la République qui estime que rien ne vaut la paix.

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Les affamés de Koulouba

Si IBK n’a pas caché sa joie, il en a été de même pour les rebelles. Ils étaient au nombre de 150 partagés entre trois hôtels de la capitale : Radisson Blu, Olympe et El Farouk. Ils ont reçu pas mal de visiteurs entre les trois hôtels. Djéri Maïga, Ibrahim Ould Sidatti, Alghabass Ag Intalla et autres étaient à Radisson ; ils ont reçu le plus grand nombre de visiteurs. Mais la grande surprise est venue du dîner offert par le chef de l’Etat aux membres de la CMA. Rien qu’à les voir manger, on sentait que les invités d’IBK avaient vraiment faim. Selon un d’entre eux, ils ont quitté Kidal tôt le matin, et depuis leur arrivée, ils n’avaient pas encore mangé. Ils se sont lavé les mains pour prendre la direction du CICB. C’est pourquoi à Koulouba, ils ont enchaîné les tartines pour être bien rassasiés, et le plus vite possible !  Surtout qu’il s’agissait de plats copieux et délicieux. Ce fut après la queue devant les toilettes. Le lendemain, il y avait du boulot pour les travailleurs du palais de Koulouba. Car toutes les toilettes étaient sales. «Vraiment très sales, pour l’une des rares fois», nous a confié un serveur.

La question Iyad

La cérémonie s’est bien passée et tout le monde était content à commencer par le président de la République. Mais un fait allait gâter le dîner : des proches et amis d’Iyad Ag Ghali ont évoqué son cas. Car selon eux, la vraie paix sera réussie avec sa bénédiction. Gêne et malaise du côté des autorités maliennes, lesquelles savent qu’Iyad est visé par un mandat international et une recherche lancée par les USA. À leurs interlocuteurs, elles ont avoué leur impuissance à ce stade arguant qu’il faut une concertation internationale. On se souvient que Mohamed Ag Intalla avait fait les mêmes demandes, lorsqu’il était revenu de Kidal. Pour les amis et parents d’Iyad, il a beaucoup fait pour sa communauté. En un moment donné, il était leur espoir. Mais après, il a lui-même détruit tout ce qu’il avait construit. Néanmoins, ses proches pensent qu’il faut lui donner une derrière chance. Ce qui ne serait pas facile, et le président IBK seul ne peut rien faire.

Bravo ORTM

Ils sont nombreux ces anonymes qui sont au four et au moulin lors des retransmissions en direct des différentes cérémonies officielles. Ils sont techniciens de sons et lumières, câbleurs, techniciens de cadrage, cameramen, simples travailleurs aux côtés d’équipes pour charger ou décharger les camions,  journalistes, etc. Ils se battent pour la bonne réussite de ces directs et rares sont les gens qui savent ce qu’ils font. Ces anonymes sont présents dans toutes les activités de retransmission et dans tous les grands événements. Nous les avons vus à l’œuvre ; nous saluons leur bravoure, dynamisme au quotidien. Car de nos jours, il y a des retransmissions à tout moment. Malheureusement, leurs efforts sont rarement reconnus. Et pourtant, sans eux, il n’y a point de direct ! Qu’ils continuent comme ça, pour le bonheur des milliers de téléspectateurs maliens.

Se faire voir

Un jeune ex-coxer au grand marché de Bamako devenu un fanatique de la religion musulmane, animant dans une radio de la capitale, s’est fait une place au niveau du Haut conseil islamique du Mali. Il accompagne ainsi partout Cheick Mahamoud Dicko. Mais il aime se voir à la télé. À chaque cérémonie, il donne des billets de banque aux cameramen de l’Ortm pour le prendre en gros plan, afin de le montrer à la télé. Il se met souvent derrière le président du Haut conseil islamique du Mali. Mais il trouve toujours le moyen d’être vu à la télé. C’est un de nos reporters qui l’a surpris en train de négocier avec les cameramen de l’Ortm en leur proposant de l’argent. Le hic, c’est que cet ancien coxer et dealer, grand bandit, représente le Haut conseil islamique et parle au nom des musulmans du Mali avec arrogance et mépris pour les autres invités. Comme lui, plusieurs autres jeunes marabouts de mauvaise réputation sont membres de l’actuel bureau du Haut conseil islamique. C’est pourquoi les deux camps adversaires sont en train de travailler pour changer l’actuel bureau du Haut conseil qui n’est pas du tout représentatif de la communauté musulmane du Mali, au-delà même des comportements des membres actuels.

Les bars en pause

Pour les trois premiers jours du mois de Ramadan, bars, restaurants et autres espaces de loisirs ont connu une pause. Pour la plupart, ils étaient fermés. Mais lundi et mardi, certains ont repris du service. Ils ont dû réduire leur production car les clients aussi se font rares. C’est vrai que les vrais clients, les filles de joie et les professionnels du sexe sont en pause. Mais il y a de nouveaux types de clients. Ceux qui profitent du mois de Ramadan pour sortir. Ils ne sont pas nombreux, mais ils permettent aux promoteurs des maisons de joie de maintenir les lieux et faire l’entretien avant les 15 jours premiers jours du Ramadan. Car après 15 jours, tout le monde reprend du service dans les bars, restaurants et chambres de passe. Cela pour leur permettre de préparer la fête à leur manière. Toutefois, il y a des chambres de passe qui ne connaissent pas de repos encore moins de pause. Ce sont les endroits fréquentés par les homosexuels. Ces lieux sont en activité 24/24 et 7/7 et personne ne peut rien contre cela. Ce sont des gens qui n’ont rien à voir avec une religion. Ils gagnent du terrain au Mali parce que beaucoup de jeunes pensent que dans ce «réseau», on gagne facilement de l’argent.

La moquerie des riches

Le fait de jeûner est un moyen de penser à ceux qui souffrent de malnutrition dans la mesure où le croyant ressent dans sa chair ce que peut ressentir une personne qui a faim. Il a conscience de la valeur des biens que Dieu lui offre tels que la nourriture et évite ainsi le gaspillage. Tel n’est pas le cas au Mali, les plus nantis augmentent leur alimentation de bonne qualité. Ils se contentent pour la plupart d’envoyer de la bouillie dans les mosquées, alors qu’eux-mêmes sont sur les poulets rôtis et de la viande bien préparée. Ce sont bouillie, couscous, qu’ils donnent aux démunis. Une évidence : ils sont peu nombreux ceux qui jeûnent dans les milieux des riches. Pour certains prêcheurs, c’est de la moquerie parce qu’ils doivent donner aux démunis ce qu’ils mangent chez eux. D’autant que c’est un mois de partage. On constate le contraire dans notre pays.

Changement d’heures

Avec le mois de Ramadan, le gouvernement malien a apporté un réaménagement des horaires de travail pendant en République du Mali. Ainsi du lundi au jeudi, le travail débute  de 7h30  à 16h30 avec  une pause entre 12h30-13h00.  Le vendredi, c’est de  7h30 à 12h30. Plusieurs banques, agences, sociétés et entreprises privées ont fait aussi des changements. Dans le secteur informel et dans les organes de presse, rien n’a changé. Au contraire les journalistes et autres hommes de médias font leur boulot comme d’habitude, qu’ils soient du public ou privé. Comme eux, le Malien moyen aussi ne connaît pas les changements d’horaires, sauf quand ils ont besoin des services étatiques. C’est en ce moment qu’ils s’en rendent compte. La police aussi ne connaît pas de changement…

Tiken Jah Fakoly refoulé à son entrée à Kinshasa

Selon l’AFP, le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly a été refoulé vendredi soir à son arrivée à l’aéroport de Kinshasa, où il devait donner un concert, a-t-on appris samedi de sources concordantes. À son débarquement en provenance de Bruxelles, le chanteur et plusieurs de ses musiciens ont été empêchés de pénétrer en République démocratique du Congo par les autorités, leur visa ayant été jugé non en règle, a-t-on indiqué de source aéroportuaire. Interrogé par l’AFP, la cellule de communication du ministère de l’Intérieur congolais a confirmé que Tiken Jah Fakoly avait été refoulé mais n’a pas voulu faire le moindre commentaire sur l’affaire «avant d’avoir reçu le rapport» sur ce qui s’était passé. Tiken Jah Fakoly devait se produire dimanche soir dans la capitale congolaise pour un concert dans le cadre du festival Jazz Kif 2015.

Ramadan

C’est le jeudi 18 juin 2015 que la communauté musulmane du Mali a débuté le mois de Ramadan. Cette fois-ci sans grande contestation, car la commission nationale d’observation de la lune n’est jamais à l’abri des critiques des non jeûneurs, qui ne savent pas que le jeûne est le quatrième pilier de la religion musulmane. Le jeûne signifie l’abstinence. Jeûner, c’est s’abstenir de boire et de manger du lever au coucher du soleil, de faire le rapport sexuel, d’accomplir un acte qui est en notre pouvoir. Ainsi, le fait de s’abstenir de parler, voir et d’entendre  est une forme de jeûne.  C’est pendant le mois de Ramadan que le Coran a été révélé comme guide pour l’humanité et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Pendant le Ramadan, il est surtout nécessaire d’effectuer ses cinq prières obligatoires et s’efforce de les faire à l’heure ; faire  la Zakat-al-Fitr (Aumône de fin de Ramadan), c’est surtout un excellent moment de rappeler aux fidèles musulmans qu’ils doivent effectuer, au courant de l’année, des prières supplémentaires, augmentant ainsi leur foi et leur rapprochement vers Dieu. Le fait de jeûner est aussi un moyen de penser à ceux qui souffrent de malnutrition, dans la mesure où le croyant ressent dans sa chair ce que peut ressentir une personne qui a faim. Il a conscience de la valeur des biens que Dieu lui offre tels que la nourriture et évite ainsi le gaspillage. Ainsi, le musulman sera-t-il en mesure d’accroître sa piété.

Koumaré oublie le jeûne

Très en formé, égrenant les actes et réalisations de son département, le ministre Koumaré de l’Equipement et du Désenclavement a complètement oublié qu’on est au mois de Ramadan. Il invite le député Mamadou Hawa Gassama en ses bureaux, pour prendre une tasse chaude de bon thé chaud. Selon Mamadou Hachim Koumaré, plusieurs députés fréquentent son département et sont bien informés des activités. Le député de Yélimané a décliné l’offre du ministre en lui disant qu’il a surtout besoin d’informations sur l’état des chemins de fer, le pont de Kayes et les promesses non tenues par le président IBK. Le ministre n’a pas eu tort de parler de thé car le jour des questions orales coïncidait avec le premier du mois de Ramadan. Mais nombreux étaient les députés qui n’observaient pas le jeûne, surtout les hommes. Ils étaient tous en train de bien manger dans leur restaurant après les questions orales. «Il ne faut pas nous en vouloir, c’est le premier jour. Ça nous a surpris mais nous allons commencer demain», a déclaré un député SADI  qui était déjà attablé.

 

Source: Le Reporter

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