Guerre asymétrique de Kidal : Le repli du Mali est différent de la défaite !

Après les atrocités commises sur les représentants de l’Etat à la suite de  la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal, l’armée malienne a décidé de lancer l’assaut pour sauver l’honneur des Maliens mis-en mal par la situation de cette ville qui a fait couler trop d’encre et de salives. Mais dans ce baroud d’honneur, elle a été freinée  dans son élan  par un complot ourdi entre les rebelles Touaregs et leurs alliés terroristes, djihadistes et narcotrafiquants de toujours, obligée de  se replier. Mais le Mali n’a fait que perdre une bataille, pas la guerre.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que les populations Maliennes ont mal dormi le mercredi dernier. Les choses sont allées très vite.

En effet, c’est dans la matinée du mercredi denier que les Formes Armées Maliennes (FAMa) avaient décidé de donner l’assaut pour en finir avec cette histoire de Kidal qui n’a que trop durée. Un conflit entre un groupuscule de rebelles touareg, sans légitimité et l’Etat  malien qui a déjà fait trop de victimes civiles et militaires. Sans compter les atrocités et violations des droits de l’homme dont sont victimes les populations de la localité de Kidal en majorité, restée fidèle à la République du Mali. Comme en témoignent les manifestations de soutien  des ressortissants de Kidal et environs à l’endroit des autorités du Mali. Car leur présence avait changé la donne.

La plupart d’entre-eux  ont toujours déclaré  leur ferme attachement à un Mali un et indivisible.

Mieux, lors du déplacement du président IBK à Kidal lors de la campagne, il  avait bénéficié d’un accueil chaleureux des femmes et jeunes de Kidal restés attachés à l’esprit d’unité du Mali.

Aussi, le retour, même timide de l’administration à Kidal, à travers la présence du gouverneur et de certains services de sécurité comme la police, la gendarmerie a  été accueillie par ces populations dans une ferveur totale.

Mieux, la visite du Premier ministre Moussa Mara et d’une dizaine de ministres avait été perçue par ces populations comme une manière pour le gouvernement d’affirmer l’appartenance de Kidal au Mali au même titre que les autres régions. Car, il s’agissait du premier déplacement du PM à l’intérieur du pays.

Les FAMa se butent à une coalition entre rebelles, terroristes, islamistes  et narcotrafiquants

L’assaut lancé  par  l’armée malienne, mercredi matin, avait remonté le moral à la population du Mali qui pensait que la victoire serait acquise sans grandes difficultés.

En seulement quelques heures de combat, indiquent des sources militaires, les FAMa avaient réussi à reprendre le contrôle de certains points stratégiques de Kidal dont le gouvernorat. Ce tristement célèbre lieu où les représentants de l’Etat et plusieurs travailleurs avaient été pris en otage. Avant que six officiels et deux travailleurs soient froidement abattus.  C’est la goutte d’eau qui a d’ailleurs fait déborder le vase.

En effet, après  que les FAMa aient repris  le contrôle du gouvernorat, les rebelles Touaregs se sont empressés de demander un cessez-le feu. S’y ajoute la demande expresse formulée par le secrétaire général des nations Unies, Ban-Ki Moon dans ce sens. Ce que le Mali a respecté. Mais, sans savoir que c’était une stratégie des rebelles qui attendaient leurs renforts de toujours : les  djihadistes et les terroristes.

Surpris par leur  nombre  et l’arsenal militaire dont ils disposent, les troupes maliennes ont été obligées de battre en retraire pour mieux se préparer afin de faire face à un ennemi très bien armé.  Si elles n’avaient pas agi ainsi, elles auraient pu connaitre le même sort que la centaine de militaires ligotés et égorgés à Aguel-hoc.

Là-dessus, le gouvernement a indiqué : « après quelques heures de combats qui ont permis aux FAMa de reprendre, un temps, le contrôle du gouvernorat de Kidal, nos forces de défense affaiblies par des problèmes de coordination et de renseignements ont dû se replier sous le feu nourri des groupes rebelles appuyés par les terroristes d’AQMI et les narcotrafiquants ».

« Le repli n’est pas une défaite en soi »

C’est l’explication  donnée par  un officier de l’armée. Selon lui, le repli en soi n’est pas une défaite car cela fait aussi partie de la guerre. Pour  lui « c’est une stratégie de guerre que de se replier pour mieux se préparer quand on fait face à un ennemi mieux armé, plus organisé et grand en nombre au lieu de se faire massacrer, au nom d’une quelconque bravoure ».

A l’en croire, c’est cette situation que les FAMa ont vécue à Kidal devant un ennemi plus grand en nombre et mieux équipé car, il s’agit des rebelles Touaregs du MNLA, les narcotrafiquants, les terroristes d’AQMI et les Djihadistes coalisés. Car leurs drapeaux étaient visibles sur leurs véhicules lors des affrontements.

Selon lui, l’armée malienne s’est repliée vers Gao. Mais, est en train de se réorganiser pour affronter l’ennemi qui a décidé de ne pas se limiter à Kidal, mais de progresser vers le nord-Est du pays. Mieux, des renforts sont en train d’être envoyés pour leur venir en aide et une stratégie est en train d’être mise en place au niveau du commandement militaire entre les différents chefs-d’état-majors.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Mali n’a perdu qu’une bataille, pas la guerre. Et c’est ce que les populations doivent comprendre et éviter de faire l’amalgame. Car c’est une guerre asymétrique qui doit être gérée avec stratégie et intelligence afin que notre pays en sorte victorieux à tous égards.

Georges Diarra

 

SOURCE: Tjikan
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