Gao : Marche pour la sécurisation des populations et de leurs biens

Gao, 27 Janv (AMAP) La Fédération des organisations de résistance civile de Gao (FORC-G) a organisé, mercredi, une marche contre l’insécurité grandissante dans la Région, a constaté l’AMAP sur place.

Cette manifestation, encadrée par les forces de l’ordre (la police nationale et la garde nationale), a pris le départ au rondpoint des Martyrs pour s’arrêter devant le gouvernorat.

Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré, a reçu dans son bureau les leaders de la Fédération des organisations de résistance civile de Gao.

Le porte-parole de la FORC-G, Soumana Amadou, a lu une déclaration devant le gouverneur, réclamant une présence de la FORC-G dans toutes les commissions de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et réconciliation issu du processus d’Alger, l’intégration des 187 éléments de la FORC-G promis par l’Etat dans le cadre du DDR, l’accélération du grand DDR, une enquête indépendante sur les tueries de jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016, l’élargissement des autorités intérimaires régionales aux jeunes et femmes des mouvements de résistance civile de Gao et l’implication des mouvements de résistance civile de Gao aux activités du ministère de la Réconciliation nationale.

Les manifestants ajoutent, à cette liste, l’octroi de trois sièges au Comité de suivi de l’Accord, le retour immédiat des services financiers de l’Etat à Gao, l’activation des comités de veille et d’alerte, le contrôle des véhicules et motos à l’entrée de Gao, la revue des tranchées autour de la ville de Gao, le retrait du poste de contrôle à l’entrée de pont de Wabaria et le maintien du poste militaire, le redéploiement des forces étrangères de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de Barkhane dans les zones de Bourem, Bamba, Labbezanga, N’delimane, Tessit et Ouatagouna, en coordination avec l’armée malienne, la sécurisation immédiate des axes routiers et des agglomérations.

Ils demandent, aussi, l’intégration des jeunes de leur mouvement à Gao dans les forces armées et de sécurité avec leurs grades dus ainsi que statuts et au prorata des 25.012 armes de guerre remises à l’Opération Serval et aux Forces armées maliennes (FAMa), la mise à disposition immédiate à la justice nationale et internationale des auteurs, complices et commanditaires de crimes et la construction de la route Gao-Sevaré.

Une copie de la déclaration a été remise au gouverneur de la Région, le général de brigade, Moussa Traoré, qui s’est engagé a la remettre « à qui de droit ».

AT/MD (AMAP)

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