Gao: La délégation gouvernementale s’engage à satisfaire les doléances des jeunes

Départ de certaines autorités de la région, intégration du processus de cantonnement et prise en compte des aspirations des jeunes lors de la mise en place des autorités intérimaires. Le gouvernement malien s’engage à accéder aux doléances de la jeunesse de Gao.

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Cris de joie chez les jeunes de Gao. Après une journée meurtrière, mardi 12 juillet lors d’une manifestation réprimée par les forces de l’ordre, une délégation gouvernementale a été dépêchée dans la ville pour écouter les manifestants.

Après des heures d’échanges, les membres du gouvernement se sont engagés à accéder aux volontés des jeunes dès leur retour à Bamako. “Les échanges se sont déroulées normalement, nous avons été écoutés et le gouvernement a donné son engagement pour satisfaire nos doléances”, explique un responsable des jeunes.

Parmi les revendications des manifestants, figurent notamment le départ “immédiat” du gouverneur, du chef de la police et du commandant de la gendarmerie de la région. “Nous ne voulons plus d’eux à Gao. Ils sont les seuls responsables de la mort de nos frères”, se plaint un autre jeune. Selon des sources concordantes, la délégation gouvernementale a “promis d’y œuvrer” dès son retour à Bamako. Cependant, dans un communiqué final signé entre les deux parties, cela n’y figure pas.

Dans la même déclaration, le gouvernement s’engage à prendre en compte les aspirations des jeunes à intégrer le processus de cantonnement et à avoir des cadres propices à leur insertion socioprofessionnelle, moteurs de la mobilisation meurtrière du mardi 12 juillet.  “Ils nous ont également rassurés de prendre en compte nos inquiétudes par rapport à la mise en place des autorités intérimaires”, expliquent Abba, un des responsables des jeunes. Selon lui, il est inadmissible que des gens qui ont commis des crimes contre les populations de Gao reviennent les diriger.

Commission d’enquête pour poursuivre les auteurs des tirs

Toujours selon le document signé entre les deux parties, des instructions fermes ont été données au procureur de Gao. Il ouvrira une information judiciaire pour situer les responsabilités lors des tirs à balles réelles des forces de l’ordre contre les manifestants. Lesquels tirs ont provoqué la mort de trois civils et la blessure de 34 autres.

Mardi 12 juillet, des centaines de jeunes ont battu le pavé à Gao pour protester contre la mise en place des autorités intérimaires et réclamer leur intégration dans le processus de cantonnement, sans armes. Car, estiment-ils, ils ont remis tout ce qu’ils avaient comme armes et munitions aux forces maliennes et étrangères lors de la libération, en 2013, des régions du nord. Bien avant la signature d’un accord de paix en 2015 à Bamako qui fait de la disposition d’une arme une condition pour être cantonné.

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