Gal. Mahamane Maiga, chef d’Etat-major des armées : « Nous sommes en mesure de répondre par les armes si les négociations d’Alger échouent »

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Cette déclaration rassurante émane du chef d’Etat-major des FAMa,  le Général de Division Mahamane Touré. C’était lors de la conférence de presse initiée par le ninistre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Bah N’Daw, le  mercredi  dernier.

Prenant la parole en premier, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Bah N’Daw a tenu à préciser le bien fondé de cette sortie médiatique en ces termes: « nous ne  sommes pas là pour dévoiler des secrets militaires, notre métier nous impose le silence, il faut que vous le sachiez ». Avant de livrer le message qui vaille. A savoir : demander au peuple malien de garder espoir. Car a-t-il expliqué, dans la vie des peuples, il ya toujours des hauts et des bas. Avant de préciser que dans l’histoire des peuples, les revers militaires sont  légion. A titre d’exemple, la prise de Paris par les Nazis qui n’a été libéré qu’ à la faveur d’une coalition internationale. L’autre exemple donné par  le patron de la Défense malienne est la bataille de Moscou. En effet, le 6 novembre  1941, alors que la croix gammée flottait à seulement  30 kms de Moscou, Staline tient un discours pour galvaniser ses troupes en les rappelant les hauts faits du Marechal Koutouzof qui remporta la bataille de Moscou sur Napoléon Bonaparte. Après son discours, l’armée rouge, plus motivée que jamais, reprend l’initiative sur les Allemands en capturant le Feld Marechal Von Paulus à Stalingrad, ce qui marqua un tournant décisif dans la seconde guerre mondiale. Par deux fois, les rebelles sont rentrés à N’djamena, mais ont été repoussés par l’armée nationale tchadienne. L’armée des Etats-Unis a perdu plus de 6000 soldats lors de l’offensive du Têt au Vietnam.

Dans son intervention, le chef d’Etat-major des Forces armées, le Général de Division Mahamane Maiga a tenu à préciser que  notre retenue n’est pas liée à une quelconque faiblesse. « Nous sommes dans la dynamique de la paix et à ce titre, sur ordre des plus hautes autorités, nous avons tenu à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu » a-t-il indiqué.

Les journalistes ont élargi leur questionnement jusqu’à vouloir savoir ce que les autorités prévoient dans l’hypothèse où les pourparlers d’Alger se soldent par un échec : est ce que les Forces Armées Nationales seront en mesure de tenir en respect les bandits armés ?

Le chef d’Etat-major Général de l’armée malienne répond sans détour : « nous sommes en mesure de répondre par les armes, si le dialogue échoue »,  avec un visage rassurant. Pour ce qui est de l’évolution  de la situation militaire sur le terrain, les autorités militaires ont été claires : «  sur le terrain, nous travaillons en parfaite coordination avec BARKHANE et la MINUSMA  sur des modalités qui ont été précisées par  nos autorités, le gouvernement français et les Nations Unies ».

L’inspecteur général des armées, le général de Brigade Salif Koné ajoutera: «  on peut dire que l’armée malienne est en mesure de parer à toute éventualité en termes de combativité et le moral des troupes est au beau fixe ». Aussi, a-t-il poursuivi, que le problème de recrutement est résolu.  Car selon lui, désormais, il s’agit d’avoir une armée professionnelle et non une armée de nos habitudes, une armée en phase avec nos réalités, les dépenses militaires se feront en fonction de nos réalités.

Toujours selon l’inspecteur général des armées, l’armée malienne est sur l’ensemble du territoire national et assumera sa mission régalienne de protection des personnes et des biens.

Le ministre Bah N’Daw  n’a pas manqué d’évoquer le scandale  de la surfacturation  de 29 milliards qui touche l’armée. Sur ce dossier, il a été, on ne peut plus clair : «  avec le département de la Défense, il y avait 15 contrats, qui ont été annulés totalement ou partiellement ». Pour ce qui est de la coopération militaire  avec la Russie et la Chine,  le ministre de la Défense a confirmé que ce n’est pas une rumeur : «  des pourparlers très avancés sont en cours avec ces pays ». Et de conclure qu’il ya des raisons d’espérer.

 Badou S. Koba

SOURCE: Tjikan
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