G5 Sahel : la France pour une coopération entre troupes africaines et de l’ONU

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU ont débuté jeudi au Mali une tournée axée sur la constitution d’une force des pays du Sahel. Une mission initiée par la France qui voit dans le G5 un possible « modèle » de coopération entre troupes africaines et de l’ONU. Elle a rencontré aujourd’hui à Bamako le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) pour échanger sur le processus de paix. Pendant ce temps, la ministre française des Armées Florence Parly était hier à Washington où elle a appelé les États-Unis à soutenir le déploiement de la force G5 Sahel.

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Les diplomates et les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil de sécurité sont en visite dans les pays membre du G5 Sahel, dont le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. C’est à l’initiative de la France qui préside actuellement le Conseil.
La mission a entamé hier en Mauritanie son troisième jour de visite au Sahel pour s’enquérir de l’avancée du déploiement du G5. Sur place, elle constate des retards dans l’installation du dispositif de la force conjointe notamment l’identification du bataillon requis pour rejoindre les quelque 5 000 hommes qui doivent composer la future force militaire.
Au Mali, la délégation a rencontré aujourd’hui les autorités militaires ainsi que le Comité de Suivi de l’Accord (CSA). Il s’agit de faire le point des derniers développements du processus de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation et encourager les parties signataires à accélérer sa mise en œuvre.
Selon François Delattre, ambassadeur français aux Nations unies, la future complémentarité entre la force anti-djihadiste du G5 Sahel et la Mission de l’ONU au Mali“peut à certains égards devenir un modèle d’articulation entre une force de maintien de la paix et une force africaine”.
Au même moment, lors d’une visite hier à Washington, la ministre française des Armées s’est efforcée de convaincre le secrétaire américain à la Défense de la nécessité d’un soutien actif de la part des États-UnisFlorence Parly a aussi défendu la cause du Tchad, visé par le dernier décret anti-immigration pris par Donald Trump.

Pour certains analystes, l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel n’est liée qu’à la mobilisation des fonds. Ils pensent que la France qui est présente dans le Sahel avec plus de 4 000 hommes à travers l’opération Barkhane, ne veut plus être seule dans la lutte contre le terrorisme dans cette partie de l’Afrique. Pour Baba Dakono, spécialistes des questions sécuritaires, après l’Allemagne, la présence des États-Unis aux côtés du G5 Sahel est plus qu’une nécessité pour la France :

 

Source: studiotamani

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