Face aux différentes interprétations sur le projet d’accord d’Alger : La vulgarisation du document dans nos langues nationale réclamée par les concitoyens!

Le projet document d’accord de paix signé à Alger le 1er mars dernier entre représentants du gouvernement malien et ceux des groupes armés continue à alimenter le débat dans le pays. L’inaccessibilité dudit document par le citoyen lambda a laissé la place aux commentaires tous azimuts. Dès lors des citoyens maliens réclament sa vulgarisation dans nos langues nationales pour sa meilleure compréhension.

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« La confusion est le premier ennemi de la révolution » affirmait ainsi Ahmed Sékou Touré, le charismatique leader de la révolution guinéenne. Le Mali connaît cet état de confusion avec le document projet signé entre les parties pour parvenir à une paix durable et définitive. Si les acteurs se félicitent d’avoir finalisé ce document qui prend en compte toutes les préoccupations des différentes parties, force est de constater que son contenu n’est pas connu de tout le monde, surtout la population analphabète. Elle juge que le document est fait pour l’élite car écrit seulement en français. Cette  majorité analphabète accuse le pouvoir de l’avoir mis au diapason en ne vulgarisant pas dans les langues locales du pays. Des voix s’élèvent de plus en plus pour critiquer l’attitude du gouvernement qui frise avec la réalité.

« Pour une meilleure compréhension du document par leur base, les groupes armés ont fait des transcriptions  dans les langues arabes, Tamasheq et ventilé partout, une façon, selon eux, de partager l’information au sein de leur communauté. Pour voir comment travaillent ces groupes armés, il faut se référer au site tumoust.org.  Pendant ce moment, le pouvoir n’a rien entrepris pour divulguer l’information au sein de la population, ce qui amène certains individus à qualifier de lamentable la communication gouvernementale » affirmait un citoyen malien qui a visité le site  des groupes armés. Une fois de plus la question de communication refait surface. On se leurre à gagner le combat pour  l’unité du Mali sans l’implication des populations à la base et cela passe par la mise en place d’une bonne communication. Cette tâche incombe au ministre de la Communication tenu au devoir de résultats dans un Mali post crise.

 

Par Hassane Kanambaye

source : Le Politicien Africain

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