Edito : Kidal file entre les doigts d’Ibrahim Boubacar Kéïta

Le Mnla, le Hcua…occupent Kidal, c’est le moins qu’on puisse dire. En dépit des positions de la Minusma et des forces françaises ou encore de l’armée malienne, tout laisse croire que les indépendantistes sont maitres du terrain.

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L’assassinat des journalistes français n’a pas suffi, la prise à partie de trois ministres maliens, il y a de cela trois mois n’a pas suffi, l’empêchement au Premier ministre malien, Oumar Tatam  Ly d’effectuer une visite à Kidal pour y installer l’administration ne suffit pas. Kidal reste toujours sous le contrôle des touaregs indépendantistes, le tout enveloppé par une grande « complicité » de la France.

 

L’armée malienne sur place est presque cantonnée pendant que les éléments du Mnla et du Hcua se pavanent dans Kidal avec des armes lourdes sous le nez et la barbe de la Minusma et des forces Serval censées faire respecter les accords de Ouagadougou.

 

 

Jeudi dernier, la visite du Premier ministre malien avait été empêchée par des manifestants mobilisés par le Mnla alors que la Minusma était censée faciliter son arrivée.

 

 

Le gouvernement du Mali qui s’était aussitôt fendu d’un communiqué « s’étonne de l’absence de mise en place, par la Minusma, d’un dispositif adéquat de sécurisation de l’aéroport et de la ville, en dépit de son information préalable de l’organisation de cette mission dont elle a assuré le transport ». Cette situation fait craindre ce que le Libéria a connu pendant la guerre civile où le président Samuel Do avait été trahi par la force d’interposition ‘’Ecomog’ et livré à ses ennemis, qui l’ont abattu comme un animal qui devait passer au four.

 

 

Pendant que le gouvernement et son premier ministre qui fait preuve de naïveté, montrent une confiance aveugle à la Minusma et aux forces françaises stationnées à Kidal, le Mnla tire les ficelles.

 

Le gouverneur, les préfets et autres sous préfets amenés sur place pour affirmer une certaine souveraineté du Mali sur Kidal ne dorment que d’un œil. La situation sécuritaire est déplorable parce que les indépendantistes font la loi encore. Une grosse violation des accords de Ouaga ! Et manifestement le gouvernement malien est le seul à respecter ces accords.

 

 

Aujourd’hui, la réalité est que Kidal est en train de filer entre les doigts du président Ibrahim Boubacar Kéïta, qui continue de faire les yeux doux au Mnla et associés. Pendant que la France de François Hollande ne cache plus son intérêt pour le statuquo.

 

 

Les combattants Mnla, défaits par le Mujao n’étaient pas à Kidal au moment où l’opération Serval libérait les villes du nord. Ils sont revenus dans les bagages des militaires français, qui avaient pris le soin de stopper l’armée malienne dans sa progression vers l’Adrar des Ifoghas.

 

Alhassane H.Maïga

SOURCE: Le Matin
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