Dans quelles conditions les otages algériens au Mali ont-ils été libérés ?

Ali Zaoui est un expert international dans les questions sécuritaires et vice-président du Mouvement arabe de l’Azawad international. Dans cet entretien, il revient sur la libération des derniers otages algériens au Mali, qui avaient été enlevés en avril 2012.

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L’Algérie a-t-elle payé une rançon pour la libération de ses diplomates qui étaient retenus en otage au Mali ?

Non, l’Algérie n’a pas payé de rançon. C’est le mouvement arabe de l’Azawad (MAA) qui a négocié avec les ravisseurs. Ils leur ont adressé une lettre sévère pour libérer les otages sans condition. Le MAA a demandé la libération immédiate des diplomates algériens. Dans sa lettre, le mouvement a précisé que : « Les diplomates sont victimes d’un complot de narcotrafiquants du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). Nous savons où ils sont et qui sont derrière eux. » Et, tout le monde sait que le Mujao est une manipulation marocaine.

Pourquoi les négociations pour leur libération ont-elles tardé ?

Les négociations n’ont jamais été arrêtées. Le MAA a perdu trois de ses colonels lors des négociations. Le non-paiement d’une rançon par l’Algérie est à l’origine de la lenteur des négociations. Et, le paiement d’une rançon de 90 millions d’euros par la France, en novembre 2012, aux ravisseurs des quatre citoyens français enlevés dans le nord du Niger, est venu compliquer les négociations. Mais le Mouvement arabe de l’Azawad a imposé sa dictature pour la libération des otages algériens.

Cette libération a-t-elle un rapport avec la reprise des pourparlers inter-maliens à Alger ?

Non, cela n’a aucun rapport avec ces pourparlers.

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