Crise malienne : Le processus de paix en péril (médiation)

Le processus de paix au Mali “est en péril” en raison de la situation à Tabankort, dans le nord du pays, ont estimé vendredi l’Algérie et l’Onu qui conduisent une médiation entre le gouvernement de Bamako et des groupes rebelles.

Mongi Hamdi chef minusma misma représentant secrétaire general nation unies onu casque bleus

Des accrochages ont opposé des groupes armés dans cette zone, où l’ONU a détruit mardi un véhicule rebelle, accusé d’avoir tiré sur des Casques bleus.

“Les développements (à Tabankort) sont de nature à mettre en péril le processus de paix en cours à Alger”, selon le communiqué signé par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le chef de la Mission de l’ONU au Mali, Mongi Hamdi.

Les deux médiateurs indiquent avoir “mené avec différentes parties concernées des consultations sur les développements extrêmement préoccupants ayant marqué ces derniers jours la localité de Tabankort ainsi que sur le climat de tension et d’insécurité qui prévaut dans la région”.

Ils ont appelé à “la cessation immédiate des hostilités, l’arrêt de tout acte de harcèlement et de violence envers la population civile” et à la tenue “de toute urgence, d’une réunion de la commission technique mixte de sécurité (CTMS)” sur la situation dans les localités de Tabankort, Intilit, Tissit et Tarkint, ajoute le texte.

Une frappe aérienne de l’ONU a détruit mardi un véhicule des rebelles dans le nord du Mali, faisant des morts et des blessés, selon des communiqués de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et de la rébellion.

La Minusma a dit avoir “été contrainte de recourir à la force en réponse à des tirs directs à l’arme lourde sur ses Casques bleus à Tabankort”.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été chassés en grande partie par l’opération militaire “Serval”, à l’initiative de la France, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération “Barkhane”, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Mais la zone a enregistré depuis l’été une recrudescence d’attaques.

ao/cnp

Source: AFP

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