Couronnement du processus de mise en place des autorités intérimaires: nouvelles victoire pour le gouvernement AIM

Après la détente sur le front social, à travers le dénouement heureux de la grève des blouses blanches, le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga, et son équipe sont en voie de gagner un nouveau défi : c’est le couronnement, jeudi dernier, du processus de mise en place des autorités intérimaires. Un fait d’armes qui n’a pas passé inaperçu. Signe : depuis la Mecque, où il participait à la prière du dernier vendredi du mois de Rajab, le président IBK a salué l’exploit.

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Après Kidal, le 28 février, Gao et Ménaka, le 2 mars, le processus de mise en place des autorités intérimaires prévu dans l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale a enfin été couronné, le jeudi 20 avril dernier, par l’installation des autorités intérimaires de Taoudénit et Tombouctou. C’est clair que notre pays est en train de franchir lentement, mais surement, un pas décisif vers la paix. Aux acquis de la conférence d’entente nationale, tenue du 27 mars au 2 avril dernier, s’ajoute désormais le couronnement du processus de mise en place des autorités intérimaires arraché par le gouvernement AIM.
Pourtant, rien n’était joué d’avance. Et pour cause ? C’est après d’âpres négociations avec les groupes armés du CJA par des représentants de l’État, et même des partenaires, que cet événement, aujourd’hui célébré par tous, a été rendu dans l’ordre du possible. Les deux présidents (de Tombouctou et de Taoudénit), Boubacar Ould HAMADI, et Hamoudi Ould Sidy AHAMED, ont été officiellement investis dans leurs fonctions, au cours d’une cérémonie qui a eu lieu dans la salle de conférence du Conseil régional de Tombouctou, en présence des représentants de la société civile, des deux régions représentées par les leaders religieux, coutumiers ainsi que des partenaires au développement. Signe d’une unité retrouvée à Tombouctou et à Taoudénit, selon plusieurs témoignages sur place.
Depuis le Royaume d’Arabie Saoudite, où il effectuait une visite d’amitié et religieuse, le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita, a vivement apprécié la bonne nouvelle. Il s’est confié à la presse en ces termes : « Nous retournons au Mali complètement satisfait de ce que nous avons entendu, de ce que nous avons vu de ce que nous avons pu accomplir dans le rituel de notre foi, car c’est ici que nous avons eu la bonne nouvelle du parachèvement de la mise en place des autorités intérimaires. Pour notre pays, c’est un grand bonheur. La supplique à Dieu (SWT), omnipotent, miséricordieux, qu’il accorde cette paix tant désirée à ce pays, à ce peuple qui au long des siècles n’a aspiré qu’à elle, la paix ».

Aujourd’hui, l’un des défis majeurs sans doute majeurs, pour le retour de la paix et l’unité nationale, reste le cantonnement et le désarmement des ex-combattants, dans la nature. En effet, la liberté de mouvement de ces milliers d’anciens combattants, appartenant aux différents groupes signataires de l’accord de paix (CMA et Plateforme), dont la démarcation avec les djihadistes reste encore difficile, constitue une préoccupation pour la paix. Côté gouvernement où l’on ne doute plus que la paix est bien pour demain, les initiatives ne manqueront pas pour la renforcer. Le Conseil des ministres du 19 avril dernier a été informé de la nomination des membres de la commission nationale de désarmement, de démobilisation-réinsertion (DDR) et de ceux des commissions d’intégration. Il s’agit certainement là aussi de facteurs encourageants pour l’amorce d’un nouveau virage vers la paix dans notre pays.

Par Sidi DAO

 

Source: info-matin

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