Confusion de la MINUSMA au nord : Bamako joint sa voix à Gao

72 heures après les évènements de Gao, la colère et l’indignation bouillonnent contre les forces de sécurités de la communauté internationale. Dans une mobilisation digne d’un sentiment de révolte, les jeunes leaders du Mali organisent ce vendredi un meeting, à la Bourse du travail pour interpeller les forces amies du Mali face à la nécessité de la situation afin que le Mali exerce sa souveraineté au Nord.

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L’attitude des soldats de la paix au Mali face à la manifestation populaire des jeunes de Gao, mardi dernier, heurte à l’opposition d’une frange importance des associations de défense des droits de l’homme et de la société civile.

Des milliers de Maliens selon les organisateurs vont participer ce vendredi 30 janvier, à Bamako à ce meeting pour interpeller les forces amies du Mali face à la nécessité de la situation afin que le Mali exerce sa souveraineté sur l’étendue du territoire.

« Face à la nouvelle donne sur le dossier du Nord, les Maliens sont décidés à  mobiliser jusqu’à la fin du statu quo.  Ce qu’il fallait craindre vient d’arriver au Mali. Venues pour aider le Mali à recouvrer toute sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, les forces onusiennes et françaises sont devenues complices des ennemis du Mali. Aujourd’hui, en plus d’être des forces d’interpositions entre l’armée malienne et les soldats des groupes armés, elles tirent les citoyens de Gao », a-t-il fulminé Dr. Etienne Fakaba Sissoko. Et d’ajouter que les citoyens ne seront pas complices de la partition du pays.

A en croire les organisateurs, la jeunesse a un devoir face à l’histoire pour la quête de la stabilité et de la paix. La situation actuelle exige une mobilisation sans considérations politiques ni partisanes. Les actions des jeunes leaders sont donc un acte de solidarité de la jeunesse du Mali envers son  pays et envers tous ceux qui ont souffert et qui continuent de souffrir de cette crise.  C’est pourquoi les aspirations et colorations politiques sont mises à l’écart, indique Etienne Fakaba Sissoko.

Pour l’universitaire, nul ne doit utiliser la violence comme moyen de dispersion aux Maliens qui expriment leur compassion.

Bréhima Sogoba

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

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