Ces terroristes venus de l’Algérie : Bamako libère un combattant du Polisario

Pour obtenir la libération de son ressortissant Serge Lazarevic, la France a contraint le Président Ibrahim Boubacar Keïta à libérer quatre dangereux terroristes dont 2 Maliens, 1 tunisien et 1 combattant Sahraoui du Front Polisario. Ce dernier faisait parti d’un contingent de près de 700 terroristes, convoyés des camps de Tindouf vers le nord du Mali. Ils ont activement contribué à mettre le septentrion malien à feu et à sang. Aujourd’hui, le président IBK ouvre les prisons de Bamako et libère de dangereux criminels de guerre.

Polisario islamistes mujao abou zeid

En 2012, le nord du Mali a été envahi par des meutes de terroristes, djihadistes, narcotrafiquants, déserteurs libyens, apatrides et autres malfrats de tout acabit. Dans le lot, il y a plus de 700 combattants du Polisario, un mouvement terroriste soutenu, financé et téléguidé par l’Algérie. Ces terroristes sahraouis et des milliers de déserteurs de l’armée libyenne auraient rejoint le nord du Mali via l’Algérie, individuellement ou par petits groupes. D’autres auraient passé par les maquis algériens, aux côtés de djihadistes, avant de venir se positionner dans les chaînes montagneuses de l’Adrar.

Malgré les craintes exprimées à l’époque par les autorités maliennes, le régime algérien, qui a toujours œuvré à la déstabilisation du nord du Mali, a constamment fermé les yeux sur l’infiltration de ces soldats libyens et des terroristes du Polisario. A en croire des observateurs, le régime algérien a toujours œuvré à l’instabilité du Sahel. Et son but serait à la fois de déstabiliser le septentrion malien et d’influencer les pays maghrébins… En outre, l’Algérie a constamment tenté de freiner les activités militaires de la France et des Etats-Unis dans le Sahel. Dans ce jeu trouble, le Polisario est un dangereux instrument utilisé par les Algériens afin d’occuper une partie du nord du Mali, au-delà la bande sahélo-saharienne. L’Algérie avait déjà dévoilé son jeu en créant, par les soins de ses services, le Gsps (Groupe salafistes pour la prédication et le combat). Ce groupe terroriste était finalement devenu un monstre qui échappa au contrôle de ses géniteurs. Le Gsps fait allégeance à Aqmi dans les années 2000. C’est alors que les premiers combattants du Polisario ont pris la direction du Mali, avec les bénédictions de Généraux algériens.

 

Le Polisario : une menace pour le sahel

Parmi ces terroristes sahraouis, un certain Habib Ould Mahouloud, qui vient d’être libéré par le régime IBK. Cet homme est réputé par sa cruauté. Il aurait à son actif de nombreux actes criminels commis dans les régions du nord pendant l’occupation djihadistes. Il n’était pas seul. D’autres terroristes, Mohamed Aly Ag Wadoussène, Haïba Ag Acherif et Oussama Ben Gouzzi, ont aussi bénéficié de la mesure de libération. Tous sont de dangereux criminels. Comment des individus, aussi dangereux, peuvent-ils recouvrer la liberté sans aucun procès ? Comment la France peut-elle accepter que des terroristes, qu’elle prétend combattre au nord du Mali, puissent bénéficier d’une impunité ? Et les victimes de ces criminels ? N’ont-elles pas de droits ?

L’élargissement de ces bandits, aux mains tâchées de sang, heurte la conscience de tout homme épris de justice. Mais, il semble que la vie d’un ressortissant français vaut mieux que celle de centaines de nègres…

A propos de l’Algérie, ce pays s’était fortement opposé à une intervention militaire étrangère au Mali. Et au même moment, il était complice du Polisario dans l’envoi de ses hommes au nord du Mali. Que le Polisario soit actif au nord du Mali n’est qu’un secret de polichinelle. Habib Ould Youssouf, nigérien et leader du Mujao, l’avait confirmé en louant le soutien de ce mouvement criminel, qui est une menace pour le Sahel.

C H Sylla

SOURCE: L’Aube  du   15 déc 2014.
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