Attaque de Nampala, un nouveau bilan avec 6 militaires disparus

17 morts, 37 blessés et 6 militaires portés disparus, c’est le nouveau bilan de l’attaque terroriste qui a visé l’armée malienne le 19 juillet dernier à Nampala. Ces chiffres ont été fournis suite à l’enquête diligentée sur le terrain. Ces informations sont communiquées alors que l’organisation terroriste Ançar dine affirme détenir cinq soldats maliens capturés lors de l’attaque contre le camp de Nampala.

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C’est un nouveau bilan qui a été communiqué hier par la direction de l’information et des relations publiques de l’armée suite à l’attaque terroriste perpétrée contre les forces maliennes à Nampala. « Il est de 17 morts 37 blessés et 6 portés disparus », selon le rapport d’enquête diligentée sur le terrain.

Ce nouveau bilan est communiqué alors que mercredi l’agence mauritanienne Al-akhbar a publié les images de cinq hommes présentés comme des soldats maliens détenus par Ançar dine. Selon Al-akhbar dans une vidéo reçue de l’organisation islamiste, les cinq hommes habillés en treillis affirment avoir été capturés le 19 juillet dernier lors de l’assaut terroriste contre leur camp à Nampala.

Des noms et des matricules sont également publiés par l’agence mauritanienne. L’armée malienne n’a pas commenté ces images, mais reconnaît que six militaires ont été portés disparus. Au lendemain de l’attaque de Nampala, le gouvernement avait communiqué un bilan de 17 militaires tués et 35 blessés. Aucune disparition n’avait été signalée dans les rangs de l’armée.

Hier, le Conseil Supérieur de la défense s’est réuni à Koulouba sous la présidence du Chef de l’État. Cette réunion a permis de faire le point sur l’état d’exécution des lois d’orientation et de programmation militaire et sécuritaire. Pour le ministre de la Défense, « le programme 2016 pour l’armée de terre est un programme inédit ». Selon lui, sa mise en œuvre permettra de doter l’armée « de moyens que le Mali n’a pas eu depuis longtemps ».

Tiéman Hubert COULIBALY au micro de nos confrères de l’ORTM :
« Nous avons analysé un peu les choix de 2015 à l’aune des évolutions des menaces et des nécessités qui se sont présentées à nous en cours d’exercice. Donc cela nous a amené à corriger à l’intérieur de la loi d’orientation et de programmation militaire un certain nombre d’éléments. Et ces éléments ont fait l’objet du programme 2016 qui a été soumis et approuvé par le conseil supérieur de défense national.

En terme d’infrastructures militaires, améliorer les conditions de vie et de travail à travers le territoire et également un certain nombre d’acquisitions relatif au renforcement des capacités de l’armée de terre. Et en terme de fonctionnement, un certain nombre de crédits importants alloué pour pouvoir soutenir tous les investissements qui sont faits en terme d’équipements. Ce que je peux dire, c’est que le programme de 2016 pour l’armée de terre est un programme inédit et quand il sera mis en œuvre, il dotera l’armée de terre de moyens que nous n’avons pas eus depuis bien longtemps ».

Au cours de cette rencontre, le ministre en charge de la sécurité intérieure a également fait l’état des lieux sur les travaux d’élaboration de la loi relative à la programmation de la sécurité intérieure. Selon lui, ce programme qui s’étale sur cinq ans permettra de renforcer les moyens des forces de sécurité, en matière d’effectif, de formation et d’équipement entre autres.

Le Général de brigade Salif Traore ministre de la sécurité et de la protection civile est au micro de nos confrères de l’ORTM :
« Nous avons profité de cette session du conseil supérieur de la défense nationale pour faire le point des travaux d’élaboration de la loi de programmation de la sécurité intérieure. Le ministre de la Défense a parlé de la loi de programmation militaire, nous avons jugé utile d’en faire un plan sécuritaire qui va être aussi sur 5 ans. Et là, nous avons parlé de la vision, des objectifs généraux et spécifiques et nous avons fait une projection des forces de sécurité au bout de 5 ans. Par exemple, nous sommes partis du constat que les effectifs aujourd’hui, au niveau de la police, la gendarmerie, la protection civile et la garde nationale, doivent être améliorées et augmentées. La loi va s’occuper de ça. Et qui dit augmentation, dit aussi formation, équipement, infrastructure. Et donc cette vision à moyen terme nous permet de ne pas oublier un aspect. Et donc chaque force va rentrer dans les détails les plus fins pour parler des types de formation et spécialisation qu’elle veut faire et les types d’équipement qu’il faut ».

Source: Studio Tamani

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